Cinq jours après avoir signé une convention ambitieuse pour la langue corse, le recteur Rémi-François Paolini a bien failli être débarqué. Un départ suspendu in extremis après une mobilisation express des élus corses.
La scène avait tout d'un symbole. Autour de la même table, le préfet, le recteur et le président de l'exécutif affichaient un rare moment d'unité : l'État et la Corse réunis pour signer une convention visant à développer l'enseignement du corse. Une belle image de concorde, cinq jours seulement avant que l'un des protagonistes de cette entente ne vacille.
De sources concordantes, mardi 28 octobre, le recteur de l'académie de Corse reçoit un coup de fil inopiné du cabinet de son ministère de tutelle, l'Éducation nationale. Annonce lui est faite qu'il devra quitter ses fonctions dans les prochains jours pour un nouveau poste à Paris. Rémi-François Paolini a beau protester, rien n'y fait : la décision est prise et elle sera actée en Conseil des ministres dès le lendemain. Un peu plus d'un an après son arrivée, le recteur est débarqué.
La nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans la sphère politique. Au sein de la majorité territoriale, c'est le branle-bas de combat : il faut sauver le soldat Paolini. Exécutif, parlementaires, nationalistes ou non, chacun mobilise ses réseaux. Dans la soirée, Matignon est bombardé d'appels et de messages.
De sources concordantes, le départ du recteur Rémi-François Paolini devait être acté en conseil des ministres ce mercredi 29 octobre.
CHRISTIAN BUFFA
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...d'analyse dense et structurée qui, évidemment, ne susciteront aucun commentaire chez les habit Lire la suite
C'est pour contrer les fouteurs de merde tels que toi qui squattent la rubrique d'un site qui a p Lire la suite
"Que d'autres idées soient développées dans l'article, ce qui est normal dans toute argumentation Lire la suite
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Une large fraction des partis politiques et des médias français sont mobilisés contre l'islam ( L Lire la suite