A la Martinique, il existe près d'une quarantaine d'églises catholiques, presqu'autant de temples protestants, une dizaine de temples hindous, une synagogue et une mosquée.
Mais aucun "houmfò" (temple de la religion vaudoue") !
Pourtant, il s'agit de la religion que pratiquaient nos ancêtres au moment où, par la faute de barbares esclavagistes européens et de leurs complices africains, ils furent jetés dans les cales immondes des bateaux négriers et transportés au cours d'un voyage qui durait plus d'un mois, jusqu'aux Antilles. Enchainés, ils ne purent pratiquer leurs rituels et seuls les chants en l'honneur de Legba et d'Erzulie-Freda s'élevaient dans l'obscurité de ces cales où ils commençaient déjà à devenir autres, certes à leur corps défendant. Ensuite, jetés dans les plantations de canne à sucre pendant des siècles, interdits de pratiquer leur religion, nos ancêtres bricolèrent des croyances magico-religieuses mêlant réminiscences africaines, apports amérindiens et européens. Cette création prit le nom de "quimbois". Les colons, qui avaient déjà, officiellement, interdit la pratique du vaudou, interdirent aussi celle du quimbois, cela de manière non-officielle.
Mais retournons en Afrique ! Elle était bien trop vaste pour que la colonisation ait pu réussir à éradiquer ses religions et celles-ci perdurèrent tout en vivant progressivement dans l'ombre de l'islam et du christianisme. Des Africains se firent alors les zélateurs, les apôtres de ces deux religions étrangères au point qu'en Martinique, on ne compte plus le nombre de paroisses qui ont des prêtes africains et l'imam de la mosquée de Fort-de-France est également un Africain. Cela n'a jamais interpellé les partisans de la Négritude, de l'Afrocentrisme ou du Panafricanisme ! Ils n'ont jamais cherché à redonner ses lettres de noblesse au vaudou comme les Indo-Martiniquais le font pour l'hindouisme, religion elle aussi longtemps opprimée sur les "Habitations". Cela ne dérange aucunement nos afrocentristes que dans peu de temps la quasi-totalité des prêtres catholiques de la Martinique sera d'origine africaine. Vecteurs donc d'une religion colonialiste qui a appuyé le système esclavagiste !!!
Et ce qui est vrai pour la religion l'est tout autant pour la langue : y a-t-il un lieu en Martinique où l'on peut apprendre une langue africaine ? Non ! Pourquoi les nombreux Africains installés chez nous n'ouvrent-ils pas des cours de langue au lieu de se vautrer dans le confort colonial français ? Certains se montrant même plus français que nous et ne militant surtout pas dans quelque mouvement indépendantiste.
Nous, Antillais, ne sommes, certes, plus des Africains, mais nous devrions exiger qu'à côté des enseignements européens qui sont dispensés chez nous, des enseignements africains le soient également, à commencer par la langue et la religion. En veillant bien sûr à ce qu'aucune de ces deux formes d'enseignements n'étouffe notre langue et notre culture créoles comme l'européenne a cherché, depuis des siècles, à le faire et continue à le faire en dépit de progrès obtenus de haute lutte depuis les années 1970...
Me Raphael Constant ,un "avocat militant" menant depuis longtemps un long combat pour les répara Lire la suite
Bien envoyé ! Parfois, il est bon de secouer la torpeur ambiante dans nos pays.
Lire la suiteIl faut être un pur facho pour déformer ainsi les propos de Mélenchon. Lire la suite
La submersion n'est pas qu'une question de chiffres bruts. Lire la suite
...de bon fouançais "Nez gros" ! Moi y'en a rien a foutt' de langue du toubab. Lire la suite
Pdt la première lesson (improvisée) de fouançais ,j'ai écrit "on en a ras casquette" .
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Je ne me prononce jamais sur un article d'astrophysique, je lis et je tentes de comprendre et cel Lire la suite
vous avez des évolués( politiques) qui cherchent l'amour de leur maitres.
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Erreur: il n'y pas chinois en Guyane, les hmongs sont auxilliaires des français et yankes, bref d Lire la suite
On écrit aussi EHPAD ( pas Epad) :ça écrit mal les sigles ,ça massacre des expressions ("on a ras Lire la suite