Une Catégorie C jugé pour 3 millions d'euros, trois professeurs d'université jamais jugés pour 12 millions d'euros !!!

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      On a oublié l'Affaire CEREGMIA qui avait secoué l'Université des Antilles et durablement écorné son image auprès de nos populations de Guadeloupe et Martinique.

      Petit rappel donc : 2 rapports de la Cour des Comptes et 1 rapport du Sénat avaient, il y a maintenant six ans, mis en cause 3 professeurs d'université  membres d'un groupe de recherches en économie appelé CEREGMIA accusés de la volatilisation de Fonds Européens d'un montant de 12 millions d'euros sur une période s'étalant sur deux décennies. Le CEREGMIA, principalement basé en Martinique avait des antennes sur les campus de Guadeloupe et de Guyane. Or, les trois mises en cause n'ont subi qu'une sanction purement administrative : ils ont été révoqués de l'Université et radiés à vie de la fonction public mais ils n'ont jamais été jugés au pénal. 

     En cette année 2026, une employée de la CTM de Catégorie C est, elle, accusée du détournement de 3 millions d'euros et passe en jugement en ce moment au Tribunal de Fort-de-France avec ses complices. Cela oblige a un autre rappel : professeur d'université est le plus haut grade de l'institution universitaire française, nécessitant un doctorat mais aussi une HDR (habilitation à diriger des recherches). Peu d'universitaires accèdent par conséquent à ce grade et leur nomination n'est pas signée par le Ministre de l'Education Nationale comme c'est le cas des maîtres de conférences mais par le Président de la République lui-même. A l'inverse un employé de Catégorie C est quelqu'un qui n'a même pas le baccalauréat. 

     Dans ce cas qui nous occupe__celui des trois enseignants et de l'empoyée Catégorie C__on a donc affaire à un deux poids deux mesures absolument scandaleux. 

     Les titulaires du doctorat ne sont pas jugés 6 ans après tandis que la titulaire du Brevet des collèges est sur le bancs des accusés et risque probablement la prison. Pourtant nos trois loustics avaient subi 4 mises en examen parmi lesquels le pour le moins extraordinaire "détournement de fonds en bande organisée au détriment de l'Union Européenne". Excusez du peu ! 3 juges d'instruction se sont succédés dans l'affaire CEREGMIA et l'OLAF (surnommé "le FBI européen") avait fait le déplacement en Martinique pour la toute première fois et avait établi des rapports accablants.  

     Or, à de jour, PLUS RIEN. Silence-radio ! L'affaire est enterrée et sans doute que ceux qui protègent nos trois loustics comptent sur le temps pour faire oublier l'affaire. 

     On appelle cela la justice-sous-les-cocotiers...

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