Albert Elana est décédé le mardi 5 mai à son domicile après une longue maladie.
C’était un ami d’enfance. Après toutes nos classes primaires, nous sommes entrés au lycée Schoelcher en 1954. Nous avons vécu les événements de décembre 1959 en classe de terminale. Ce fut l’occasion d’une prise de conscience définitive de la situation coloniale qui existait en Martinique.
Albert vient d’une belle famille, particulièrement structurée et très respectée dans la commune du François. Sa mère était une femme remarquable par ses capacités d’affection et de gentillesse. Mère de famille nombreuse, elle a pu en même temps assumer une vie de fonctionnaire des contributions. Son père, lui, inspecteur central des contributions, a été par ailleurs président de l’UDAF pendant 15 ans, preuve du grand intérêt qu’il portait aux affaires de familles dans notre pays. Proche enfin du parti communiste, il a mené de nombreuses luttes politiques dans sa commune, le François.
Il ne fait pas de doute qu’Albert a profité de cet héritage affectif, social et culturel. Il était d’une personnalité attachante, d’une grande simplicité, affable, d’un grand calme, et fidèle en amitié. Son sérieux qui ressortait dans ses études au lycée, il l’a sans doute beaucoup utilisé dans l’étude de ses dossiers professionnels.
Après ses études secondaires, il va poursuivre à Paris des études de droit pour être avocat. Il s’est en même temps politiquement engagé, marqué par la tragédie des événements de décembre 1959. Militant de l’AGEM ( Association générale des étudiants de Martinique), il a surtout agi dans les rangs de cette autre association d’étudiants, la FAGEC (Front Antillo-guyanais des Etudiants Catholiques) à côté de l’aumônier des étudiants, l’abbé Zaïre.
À son retour en Martinique, il va rejoindre le barreau de Fort-de-France où il a su s’imposer parmi ses confrères. Lesquels ne tarissent d’éloges quant à son sérieux dans les affaires qu’il a eu à défendre, et à ses qualités humaines. Il a été élu Bâtonnier de l’Ordre à deux reprises.
Hors du cadre professionnel, il s’est montré aussi particulièrement actif.
Peu après son retour en Martinique, il a participé aux travaux du MERAS, mouvement de réflexion chrétien sous l’impulsion encore de Georges Zaïre. En fait il a toujours défendu ses convictions anticolonialistes.
Certains ont cherché dans sa commune natale à exploiter sa réussite professionnelle à leurs fins politiques, ce qui fut pour lui une cause de grandes déconvenues personnelles.
Riche d’un certain nombre de valeurs, il a cherché à se mettre au service de l’éducation en conduisant le conseil d’administration de l’AMEP, mais les difficultés internes de cette entreprise l’ont quelque rebuté.
De même il s’est impliqué très activement dans l’association, le CMPA (Comité Martiniquais pour la Prévention contre l’Alcoolisme), aux côtés d’Auguste Armet.
Il a pu conduire toutes ces activités grâce au soutien sans faille de son épouse Lydie qui a partagé 57 ans de vie commune avec lui. Elle l’a soutenu de toutes ses forces pendant sa maladie jusqu’à son dernier souffle. Avec elle, Albert a pu élever deux enfants.
Au bout du compte sa commune natale, le François, a perdu un fils valeureux. Albert a aussi servi la Martinique entière.
Nous présentons à toute sa famille nos plus sincères condoléances.
...rapport au substantif "raison". Mon dernier message voulait dire "an nou tÿoué kozé-a".
Lire la suiteLa raison occidentale et cartésienne qui a génocidé les Amérindiens et esclavisé les Noirs ? Lire la suite
...vous avez toujours réééézon zonzon...
Lire la suite...les queutards circoncis (qui peuvent donc être aussi des musulmans ou des évangélistes). Lire la suite
...n’est pas là... Lire la suite
...font profil bas en Martinique. Lire la suite
...Je n’ai AUCUN sentiment de culpabilité par rapport au judéocide nazi, et mes ancêtres n’y ont Lire la suite
La statue qui illustre l'article l'indique.
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A mon humble avis et je suis d'accord avec tout ce que vous avez écrit, Frédéric C., la plus gros Lire la suite
...en tant que "Juifs" ???! Lire la suite