Le déséquilibre de la relation auteurs-éditeurs en France

Une étude conduite au cours du premier trimestre 2023 met en évidence les déséquilibres structurels dans le fameux binômes éditeur/auteur. La situation concourt à la fragilité économique des seconds, tout en menaçant la vitalité et la diversité de la création littéraire en France.

La Société des Gens de Lettres (SGDL) et la Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP) ont ainsi conduit cette enquête. Les organismes espèrent une prise de conscience des éditeurs sur les questions contractuelles. Et de pointer les « conséquences économiques concrètes sur la vie des auteurs de certaines de leurs pratiques ». En parallèle, il s’agit de sensibiliser « les pouvoirs publics quant à la nécessité d’agir urgemment pour rééquilibrer la relation entre auteurs et éditeurs ».

Quel panel ? L’enquête s’est adressée aux membres de la SGDL et de l'ADAGP, à partir d’un questionnaire auquel ont répondu 1051 personnes. Près d’un tiers a publié entre 2 et 5 titres dans une maison d’édition. Et pour près de 80 % d'entre eux, au cours des trois dernières années (2021-2023).

Les catégories éditoriales les plus représentées sont les romans (39 %) et la littérature jeunesse (32,6 %).

Un deséquilibre structurel

La cession de la totalité des droits d’exploitation est généralement demandée par la maison d’édition (87 % des contrats) et ce, même si elle ne prévoit pas de les utiliser (livre imprimé, numérique, traduction, adaptation audiovisuelle, représentation).

Le manque d'informations sur le nombre d'exemplaires du tirage initial est récurrent : 33 % des contrats ne le mentionnent pas. Lorsque celui ci est connu, il est dans 58 % des cas inférieur à 6000 volumes.

En outre, 82 % des répondants en attestent que les maisons leur sous-traitent (généralement gratuitement) des tâches éditoriales. Les missions récurrentes les plus demandées sont la rédaction de la quatrième de couverture et la rédaction d’un argumentaire commercial de présentation.

Une précarité qui s’accentue

Au cours des cinq dernières années, 43 %  des auteurs ont observé une diminution de leurs revenus (droits versés par leurs éditeurs ou par des organismes de gestion collective).

De plus, le versement d'un à-valoir n’est plus systématique. 38% des auteurs se sont déjà vu proposer des contrats d’édition n'en comportant pas. C’est le cas notamment de 21% des répondants dans le dernier contrat qu’ils ont signé. La somme médiane étant de 2500 €, 70% assurent qu'il ne sera pas aujourd’hui possible de se consacrer à l’écriture de leur prochain livre.

La rémunération proportionnelle, qui correspond aux recettes provenant de la vente ou de l’exploitation, de l’auteur ne serait pas non plus respectée, bien qu’obligatoire d’après le Code de la propriété intellectuelle (art. L.131-4).

L'enquête souligne qu’il existe d’autres revenus (comme les droits d’auteurs de la gestion collective) mais ceux-ci ne compensent pas malgré tout le manque à gagner...

L’étude complète est disponible ci-dessous.

 

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Commentaires récents

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    Traoré-la-Fripouille : Nveaux exploits

    troyag

    30/05/2026 - 05:06

    Entendons -nous bien :l'anti-impérialisme est en-soi qq chose de noble et de profondément respect Lire la suite

  • QUELQUES REFLEXIONS A PROPOS DES “REPARATIONS”

    parce que!!!!!!!!!!!!!!!crapule

    @Lidé

    30/05/2026 - 01:58

    les occidentaux doivent rembourser pour le crime de la traite transatlantique.point barre.
    Lire la suite

  • AMIS DE LA MORT, MAÎTRISONS NOTRE PEUR et RIONS UN PEU !

    civilisation!!

    @Lidé

    30/05/2026 - 01:51

    je parle de civilisation, parce que quand on discute avec des iraniens des chinois, on ressent d Lire la suite

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  • QUELQUES REFLEXIONS A PROPOS DES “REPARATIONS”

    Pourquoi ?

    troyag

    29/05/2026 - 21:25

    Pourquoi ,est-ce l'Occident SEUL qui doit se pencher sur les réparations ,alors que comme vous l Lire la suite

  • AMIS DE LA MORT, MAÎTRISONS NOTRE PEUR et RIONS UN PEU !

    @Lidé, il n’y a pas de mauvaise foi...

    Frédéric C.

    29/05/2026 - 17:08

    ...de ma part. Des incompréhensions, c’est probable. Mais "Mauvaise Foi" (MF)?... Hum! Lire la suite

  • Ibrahim Traoré, chef d'état du Burkina-Faso : "Au nom du peuple africain, au nom des peuples opprimés, je dis "Gaza vivra !"

    YUG, TU NE TROMPES PERSONNE !

    Albè

    29/05/2026 - 07:48

    S'il y a des "macoutes prédateurs" comme tu dis c'est que forcément il y a d'abord des "prédateur Lire la suite

  • Ibrahim Traoré, chef d'état du Burkina-Faso : "Au nom du peuple africain, au nom des peuples opprimés, je dis "Gaza vivra !"

    Drôle de raccourci !!

    troyag

    28/05/2026 - 21:07

    Ah bon ??? Lire la suite

  • Ibrahim Traoré, chef d'état du Burkina-Faso : "Au nom du peuple africain, au nom des peuples opprimés, je dis "Gaza vivra !"

    TROYAG C'EST...YUG !

    Albè

    28/05/2026 - 17:54

    L''énergumène se dissimule derrière les pseudos plus cons les un que les autres mais il ne trompe Lire la suite

  • Ibrahim Traoré, chef d'état du Burkina-Faso : "Au nom du peuple africain, au nom des peuples opprimés, je dis "Gaza vivra !"

    protégez-vous!!!

    @Lidé

    28/05/2026 - 16:31

    bande de cons, poutine va frapper, et cette fois les africains ne viendront pas !!!!!!!!!!!

    Lire la suite