Le Paris Caraïb' Jeunesse 2026 a réuni, samedi dernier, auteurs, illustrateurs et éditeurs venus des Antilles, de Guyane et de La Réunion. Plus qu'un salon du livre, l'événement était voulu comme un espace de transmission où la littérature jeunesse devient un outil pour préserver les mémoires, les langues et les identités ultramarines.
Dans les allées de l'Auberge de jeunesse Yves-Robert, dans le 18e arrondissement de Paris, les ouvrages jeunesse côtoient albums illustrés, bandes dessinées, romans et mangas. Derrière les dédicaces et les rencontres avec le public, un même constat revient : raconter les Outre-mer aux plus jeunes est devenu un enjeu essentiel.
Pour Florent Charbonnier, directeur de Caraïbéditions, maison d'édition à l'origine de l'événement, cette mission passe par la valorisation des cultures ultramarines sous toutes leurs formes.
« Nous travaillons avec la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion. Nous publions des auteurs jeunesse, des romanciers, des essayistes, mais toujours autour de problématiques réunionnaises, guadeloupéennes, martiniquaises ou guyanaises », explique-t-il.
Pour de nombreux auteurs présents, la littérature jeunesse permet avant tout aux enfants de retrouver une part de leur histoire et de leur environnement.
Écrivaine guadeloupéenne reconnue, Gisèle Pineau présentait plusieurs ouvrages destinés aux jeunes lecteurs. Harcèlement scolaire, migrations, famille, environnement ou encore quête identitaire : autant de thèmes qui traversent son œuvre.
« Les jeunes lecteurs antillais retrouvent dans mes livres des questions d'identité, leurs racines, des ponts avec leur culture. Ils se reconnaissent », explique-t-elle.
Dans ses romans, les enfants découvrent aussi les traditions antillaises, les fêtes de Noël ou de Pâques, le carnaval, les paysages et les couleurs de la Caraïbe. « Ils sont en immersion dans notre culture caribéenne », résume l'autrice. Même volonté de transmission chez Patricia Zelateur. À travers son ouvrage Petchao, elle met en lumière l'héritage amérindien. « Cet héritage se retrouve dans notre culture, dans notre vocabulaire et dans notre quotidien. L'idée est de se demander ce que nous avons conservé de ces origines », souligne-t-elle.
Face à la montée du numérique, plusieurs intervenants ont insisté sur l'importance de maintenir le goût de la lecture chez les plus jeunes. Auteur, musicien et peintre martiniquais, Roland Brival s'inquiète du désintérêt croissant pour les livres. « Si la jeunesse antillaise continue à se désintéresser de la littérature et se contente des réseaux sociaux, j'ai des doutes sur la société que nous allons bâtir », prévient-il.
Sans rejeter les nouvelles technologies, il rappelle que la lecture participe au développement de l'esprit critique, de la mémoire et de la sensibilité. « Le cerveau est un muscle qui doit être entraîné », affirme-t-il.
Le même message est porté par l'autrice et illustratrice Rabeha Fagour-Dairi. « Il n'y a pas qu'Internet et les téléphones. Les livres permettent aussi un partage entre les enfants, les parents et l'école », explique-t-elle.
Au-delà de la lecture, les auteurs et illustrateurs présents revendiquent un véritable rôle de passeurs de mémoire. Illustratrice de la série Ti Racoun, Emsie raconte le quotidien des enfants antillais à travers des albums destinés aux plus jeunes. « Je souhaite transmettre une certaine joie de vivre, mais aussi une prise de conscience autour de l'environnement et de la préservation de la nature », explique-t-elle.
De son côté, l'illustratrice grecque Thalia Papadakis, installée en France et collaboratrice de Caraïbéditions, dit avoir découvert la richesse des cultures antillaises grâce à son conjoint martiniquais. « À mon échelle, je voulais participer à leur mise en valeur », confie-t-elle.
Qu'ils viennent de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane ou de La Réunion, les auteurs réunis à Paris partagent finalement une même conviction : la littérature jeunesse constitue un outil essentiel pour transmettre une mémoire collective et préparer les générations futures.
Pour Roland Brival, l'identité antillaise elle-même porte un message universel. « Nous sommes un peuple métissé qui s'inspire de toutes les cultures du monde », estime-t-il.
Un message que le Paris Caraïb' Jeunesse entend faire vivre, livre après livre, auprès des jeunes lecteurs d'aujourd'hui et de demain.
Tu mériterais qu'on t'arrache ta gueule d'Oncle Tom et de négro aliéné. Lire la suite
Exactement le même phénomène que je décrivais il ya qq commentaires de celà: par peur dêtre trait Lire la suite
...ce général noir saoudien a fait COMMENT pour naitre puisque ses parents étaient tous castrés ? Lire la suite
Bilal ,le premier muezzin de l'histoire était un Nègre ESCLAVE ,notons-le ,au 7ème siècle donc pr Lire la suite
...Bilal ?
Lire la suiteHeu...Au collège, on m'avait appris "Carthago delenda est" lors de cours d'histoire chiants au po Lire la suite
votre larbinisme vous empêche de comprendre que: judaïsme, christianisme et islam c'est la même m Lire la suite
Les chrétiens ont génocidé les Amérindiens, esclavagisé les Nègres, chambre-à-gazé les Juifs, liq Lire la suite
1) "Aucun média français n'a révélé .....l 'IDENTITE de l'élève d'Aubagne". Lire la suite
Aucun média français n'a révélé ni LE NOM ni l'IDENTITE de l'élève d'Aubagne ! Lire la suite