Le collectif Femula Campà s'indigne du peu d'avancées en matière de langue corse depuis l'arrivée des nationalistes au pouvoir. Ses membres ont envoyé une lettre ouverte à Gilles Simeoni et se sont réunis, jeudi 5 mai, à Corte.
De belles intentions mais peu de concret. C'est par un long courrier que des enseignants ont interpellé le président du conseil exécutif de Corse sur la politique de la langue.
Alors que la défense de la langue corse fait partie des fondamentaux nationalistes, après 10 ans de mandature les perspectives resteraient sombres. "Si on ne prend pas des mesures fortes rapidement dans peut-être deux décennies, malheureusement, il n'y aura tout simplement plus de langue corse. Aujourd'hui on en est là. C'est inconfortable de se le dire mais il faut se le dire", regrette Ange Pomonti, membre du collectif Femula Campà.
L'organisation demande d'œuvrer dans neuf directions. En matière d'éducation elle prône notamment la création d'écoles immersives dans le public. "C'est la solution. L'enseignement du corse, s'il est immersif donnera des locuteurs qu'ils soient issus d'écoles publiques ou associatives. Après on a besoin en tant qu'enseignants d'avoir des relations avec la collectivité parce qu'il y a des instances qu'elle avait mises en place qui n'existent plus aujourd'hui et c'est dommage", détaille Marie-Claude Luciani, également membre du collectif Femula Campà.
Le reportage de Dominique Moret et Jennifer Cappai :
durée de la vidéo : 00h02mn15s

Intervenants : Ange Pomonti, membre du collectif Femula Campà ; Pascal Ottavy, membre du collectif Femula Campà ; Marie-Claude Luciani, membre du collectif Femula Campà. • ©France Télévisions
Sont pointés notamment la non-signature du contrat de plan État-région 2021-2026, la non-réunion du conseil académique territorial ainsi qu'un manque d'évaluation de l'enseignement et de la formation. Les résultats de la filière bilingue sont mis en question. "Sur 250 habilités, une cinquantaine enseigne de façon effective dans le dispositif bilingue. Ce qui donne malheureusement des résultats très nuancés, parfois insuffisants. On s'en aperçoit au contact de nos élèves qui souvent n'arrivent pas au niveau attendu", reprend Ange Pomonti.
Le fait que Gilles Simeoni conserve la compétence de la langue est perçu comme un affichage dénué d'efficacité au vu de la charge de travail inhérente à la fonction. Entre 2016 et 2021, le rôle était confié à Saveriu Luciani dont Pascal Ottavy était le conseiller, les besoins sont immenses. "Il faut que la collectivité intervienne de façon volontaire dans l'ensemble des domaines concernés, indique-t-il. Cela concerne l'éducation, la petite enfance, les médias, l'économie et le soutien à la création littéraire."
Le collectif estime qu'il y a également lieu de favoriser l'apprentissage de la langue corse auprès du public adulte.
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