Et si à Trappes les victimes avaient été des Bumidomiens ?

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       Déjà arrêtons avec notre vocabulaire à la con : "Antillais de l'Hexagone", "Français originaires d'Outremer" et consorts !

       La grande majorité des nôtres qui vivent et travaillent en France sont les descendants du BUMIDOM, institution créée dans les années 60 afin d'exfiltrer notre jeunesse vers "la Mère-patrie". Cette dernière avait besoin de bras pour se relever des dégâts de la Deuxième Guerre Mondiale et elle a importé massivement des Maghrébins, des Africains et également des Antillais. Après le BUMIDOM, il y a eu l'ANT et aujourd'hui c'est LADOM. Le flux ne s'est jamais tari. Ainsi 4.000 jeunes Martiniquais partent en France chaque année dans l'espoir de trouver un travail. Pas étonnant donc que depuis cette année 2026 notre île compte pour la première fois plus de décès que de naissances ! 

        Or, avec le racisme décomplexé qui sévit désormais en France et l'arrivée très probable du RN à la tête du pays en 2027, la carte d'identité française ne protège aucunement les Bumidomiens. Elle n'est pas inscrite sur leur visage ! Cela signifie quoi ? Ceci : les racistes, qui ont déjà commencé à se déchainer comme à Trappes, ne feront pas la distinction entre Arabes et Africains d'un côté et Antillais de l'autre. Les foncés de peau seront pris pour des Africains ; les clairs de peau (Mulâtres, Chabins etc.) pour des Arabes. En fait, cela a toujours été le cas même si, par pudeur mal placée, beaucoup des nôtres qui vivent "Là-bas" ne veulent pas le reconnaitre. 

         Or, si Arabes et Africains, non seulement ont créé de puissantes associations de défense de leurs communautés et disposent, d'autre part, de consuls, d'ambassadeurs et de chefs d'état qui peuvent intervenir en cas d'attaque, les Antillais, eux, n'ont qu'une poignée de parlementaires dont la voix ne porte pas au plan dit "national". A une époque, celle d'Aimé Césaire notamment, ce fut le cas mais cela ne l'est plus du tout ! Le Français moyen d'aujourd'hui ne connait le nom d'aucun de nos députés ou sénateurs. 

        Conclusion : paradoxalement les Bumidomiens sont et seront les plus démunis face à la vague xénophobe et raciste qui commence à déferler sur l'Hexagone. QUE FAIRE ALORS ? Que faire si, à Trappes, à Créteil, à Garges ou ailleurs, un ou des fachos se mettent à tirer sans distinction sur les "non-Blancs" et que des Bumidomiens font partie des victimes ? 

         That is the question... 

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