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Récemment, un nom a défrayé la chronique.
Sakarin Wichacharn, fonctionnaire des Eaux et Forêts, agent de l’Etat en charge de la défense de la nature. Tué par un tigre alors qu’il effectuait une mission sur le terrain. Un tel drame est exceptionnel, le deuxième en 28 ans, mais de l'avis de nombreux experts du monde animalier, le risque d'incident grave, voire de tragédie, pourrait augmenter de façon substantielle au cours des prochaines années.
Le nombre des tigres est en augmentation rapide et la cohabitation avec les populations locales pourrait être de plus en plus problématique. Les territoires sont a priori distincts mais, en règle générale, les ingérences des humains ont tendance à se multiplier.
L’aire d’expertise de l'éco-policier choisi pour proie : le Huai Kha Khaeng Wildlife Sanctuary, en pleine province d'Uthai Thani dans l'ouest de la Thaïlande. C'est un sanctuaire dédié exclusivement à la préservation de la faune et de la flore.
Attaqué par le félin, l'homme a ensuite été trainé sur 200 mètres. Son corps a été retrouvé près d’un ruisseau, le Thap Salao. Les traces de morsure, de griffure ainsi que de nombreuses empreintes ne laissent aucun doute quant à l’identité du prédateur. De fait, il travaillait dans le royaume du เสือ ( prononcer seua ), le tigre siamois.
Le plus grand fauve de cette latitude semble cultiver un réflexe. N'importe quel bipède s’aventurant sous les frondaisons luxuriantes qui l'ont vu naître, est catalogué d'office comme intrus. L'instinct du quadrupède lui dicte de neutraliser l'importun.
Problème de taille: l’animal a le coup de griffe sans pitié. Ses pattes ont des terminaisons certes rétractiles mais trop acérées pour la chair humaine quand elles sont exhibées. Pour ce qui est des crocs en forme de sabre, ils semblent bel et bien profilés pour déchiqueter tout individu de la catégorie des terriens, qu’il soit autochtone désireux d'arpenter son pays, villageois des parages saisi subitement par la quête, fort imprudente, d’émotions intenses ou farang égaré.
D’une superficie de 6500km2 à cheval ( si l’on peut dire ) sur trois provinces, Uthai Thani, Kanchanaburi et Tak, le secteur demeure largement ignoré des touristes et des résidents étrangers.
Et pour cause.
Difficilement accessible depuis le village le plus proche, Ta Tueng, la réserve se déploie au long de la frontière avec le Myanmar, en particulier à hauteur de l’état Shan. Le biotope naturel est ici d’une exceptionnelle diversité. Tant pour la flore que pour la faune. La région sert avantageusement d’habitat à de nombreuses espèces endémiques introuvables ( ou presque ) ailleurs. Cette zone " sauvage " , en tout état de cause remarquablement préservée, est irriguée par deux rivières: l’Upper Khwae Yai et la Huai Khakhaeng, au fond de vallées encaissées.
A noter que Huai Kha Khaeng Wildlife Sanctuary jouxte un autre sanctuaire du même acabit, Thung Yai Naresuan.
L’ensemble géographique, très étendu, présente un relief escarpé d’une beauté à couper le souffle.
Certaines portions de l’enclave sont majestueusement montagneuses, le pic le plus haut étant le Thung Yai culminant à 1830 m.
Est-il besoin de le préciser? Le territoire est intégralement recouvert d’une jungle épaisse. Lianes, fougères et autres essences tropicales peuvent prétendre à la même densité visuelle que les câbles électriques barrant l'horizon de certaines rues à Bangkok.
Toute tentative d’exploration requiert une âme de farouche baroudeur, adaptable aux topographies les plus accidentées.
En clair, il est impératif d’être rompu à un milieu qui peut devenir très rapidement hostile à l’humain armé de ses seules mains.
Voilà le décor de la résurrection d'une faune en voie de disparition accélérée jusqu'à fraîche date. Au Cambodge, au Laos et au Viet-Nam, le contingent de tigres en liberté à été drastiquement réduit. Parler de portion congrue est sans doute une expression encore trop généreuse. Dans ces pays voisins, la réalité féline appartient inexorablement à une époque révolue.
Quel contraste avec le Royaume de Siam !
Ici, la revitalisation en cours est le fruit d'une combinaison de facteurs relevant du bon sens à condition qu'il soit mâtiné d'un volontarisme constamment réaffirmé: En premier lieu, l'accroissement des effectifs des rangers, sorte de gardiens de l'environnement oeuvrant dans le giron du Department of National Parks, Wildlife and Plant Conservation. Ensuite, la multiplication simultanée des patrouilles aux fins d'une surveillance accrue d'un si vaste quadrilatère. Enfin, la mise en oeuvre effective d’une traque systématique des braconniers et des chasseurs illégaux.
Ce faisceau d'actions a de toute évidence favorisé la réimplantation progressive des fauves. 40 specimens en 2007, environ 230 aujourd'hui.
Tendance confirmée: la " démographie " des bêtes splendides mais classées dangereuses est en croissance fulgurante.
Les robes de couleur orange, striées de rayures noires, sont redevenues un élément habituel dans les zones où la végétation est dense.
D’impressionnants feulements trouent la quiétude de la nuit.
Détail significatif: les caméras disséminées dans la forêt par les agents de protection de la vie sauvage capturent régulièrement des femelles batifolant en compagnie de leurs petits à la moustache espiègle. Entre sous-bois et canopée, une ménagerie au complet s’exprime à l’air libre.
Au point que la Thaïlande est aujourd'hui considérée par les environnementalistes comme le bastion incontesté du tigre d’Indochine.
Splendide succès qui imposera toutefois un arsenal de précautions sans cesse renforcées.
Patrick Chesneau
Photos: Exploring Thailand, Danny May Sawadee Thailand
...castré tes ancêtres en Afrique, une fois que les Européens avaient charroyé ces derniers aux A Lire la suite
1° ) Pour une raison très simple :les ANCETRES DES ANTILLAIS sur lesquels le dénommé A..baba no Lire la suite
"Monde arabo-musulman", macaque et concentre-toi sur TES ANCETRES que les Européens ont charroyé Lire la suite
Dans ce film hollywoodien,dont l'action se passe vers 1855,un esclave noir est puni de castration Lire la suite
vous m'accusez de vous insulter, mais vos propos sont lunaires.
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...cache souvent de vraies saloperies. Lire la suite
...même dans les campagnes. Lire la suite
...le castré, espèce de bouffon ! Lire la suite
Telle que pratiquée longuement dans les pays arabo-musulmans ,elle tuait entre 75 % et 80 % des p Lire la suite
Yeg-Yug-Troyag-de-mon-cul, t'inventes des "sous-entendus" que seul toi, le sous-doué, entend ! Lire la suite