En ce 22 mai, jour où les esclaves martiniquais brisèrent leurs chaînes, des graffitis ont été découverts sur certains murs de la commune de Schoelcher et de l'Université des Antilles.
Quoique non signés ces tags trahissent leurs auteurs. Ou plutôt disent qui ne peuvent en avoir été les auteurs. Comment ? Très simple : l'utilisation du "u" là où tous les spécialistes du créole, les écrivains crélophones et les enseignants de créole écrivent "ou". Les défenseurs sérieux de notre langue ne sauraient donc être tenus pour être les auteurs de ces tags. Ils émanent d'une frange de noiristes délirants qui n'ont aucune compétence en matière de linguistique et qui s'imaginent qu'écrire "u" au lieu de "ou" est plus...africain. D'où le mot "kuyon" sur les tags...
Ce sont d'ailleurs les mêmes qui parlent de "langue martiniquaise" par détestation du terme "créole". Vu cette langue est aussi parlée à Sainte-Lucie, Dominique, Guadeloupe, Haïti, Guyane etc..., elle n'est absolument pas propre à la Martinique. Dire "langue martiniquaise" est aussi idiot que de dire "langue mexicaine", "langue colombienne", "langue cubaine", "langue chilienne" ou bien "langue tunisienne", "langue marocaine", "langue libanaise" etc...
Mais bon, il faut de tout pour faire un monde, y compris les idiots, n'est-ce pas ?
NB. Sur la photo du tag qui illustre cet article l'accent grave mis sur le "è" de "Nèg" confirme ce qui vient d'être expliqué. En effet, selon la graphie standard du créole établie par feu le Pr Jean Bernabé et acceptée par tout le monde, ce mot s'écrit "Neg". Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas besoin de surcharger les mots avec des accents aigus, graves ou circonflexes quand ce n'est pas néccessaire. En effet, personne ne prononcera "Nég" (accent aigu) ! Inutile donc d'écrire "Nèg" (accent grave).
LOOOOOOOOOOOOOOOL !
Lire la suite...sais pas. Lire la suite
Les internautes ne lisent malheureusement que les articles ayant un titre-choc comme celui que no Lire la suite
...entre nb d’ouvertures et nb de lectures effectives. Lire la suite
Frédéric C., il ne faut pas confondre le nombre de vues et le nombre d'articles REELLEMENT lus. Lire la suite
...1038 fois depuis sa mise en ligne. Lire la suite
...sont particulièrement intéressants, et il y a des échanges. Lire la suite
Messieurs-dames les commentateurs et commentatrices, il ne faut pas que vos commentaires soient a Lire la suite
...Jacques PORTECOP? Lire la suite
...Ça ne m’affecte pas. Bref! Lire la suite
Commentaires
Critique constructive ou pas, sa ka dépann
Daniel
24/05/2026 - 11:35
"Les défenseurs sérieux de notre langue ne sauraient donc être tenus pour être les auteurs de ces tags."
Sa ka dépann. He wi, si'w sé an défansè sérié, ou andwa critiké sa ki fèt avan pou pesa vanse, monté, vin pli bèl.
Jòdi ou ka make'y "ou", dèmen apre dòt wouchèch, dòt bokantaj, andòt larèl politik, ou pe rive matje'y epi selman an "U".
Menm biten, menm bagay ba "nèg", si an jou nou ka miganne le grand grek ki konstyui lang "créole" yo, toupré Lakarayib.
Pou bout, "Dire "langue martiniquaise" est aussi idiot que" etc.
Epoutan, yo ka di "langue colombienne" etc.
Annou pran'y andòt jan, fèmen liv-la ka palé di "langue officielle" la.
Kouman an moun fondal-lokal ka di ki lang i ka pale ?
Le kolonbien-an (pou pran tala) ka di ki yo ka palé kolonbyen etc etc.
Daniel, ou ni rézon épi...
Frédéric C.
24/05/2026 - 18:27
...sa pi konpitjé pasé sa (dapré mwen). On ti egzanp? Ni moun Brézil ka di-w kon sa yo pa ka palé pòwtigé, men "brésilien"... Ni on lo liv ki matjé an anglé made in USA, men éditè-a ka présizé "Traduit de l’américain par Xiks YGTÈK". É an éfé sa pa toutafètman menm lang-lan moun ka palé Dallas, Ferriday (on ti bouk Lwiziann), Nouyòk òben Oksfòd... Ki moun ki ni tò, ki moun ki ni rézon ?... Pou zafè grafi-a, pannan lé 1970's, té ni on ti bagay GEREC-la té kréyé: "ÿ". Sé té on bagay tré fò: pour "tÿip" òben "dÿendÿen", té ni on voièl ou pa té ka jwenn dòt koté. Té ni on vèsiyon "rèd" kon "tÿòk", on vèsiyon pi dous kon adan "dÿendÿen"... Tou kon "the" an anglé. Sé kréyolis-la désidé tiré-y pou mété "j" alaplas li. Poutji? Ki moun ki ni tò, kilès ki té ni rézon?.