CHRONIQUE. Le journaliste de France 24 publie « Vagabondages éphémères », un roman où Haïti, en toile de fond, donne prise à une critique acerbe des dictatures.
Un premier roman est une gageure, un désir d'être lu et apprécié, parfois une angoisse de ne pas être compris dans cette démarche de production fictionnelle. Philomé Robert vient de publier Vagabondages éphémères, un roman de cent soixante-douze pages qui est un coup de maître de mon point de vue, car on y entre avec fracas pour découvrir un monde où la recherche de la vérité est sans aucun doute la clé de voûte de l'intrigue. Les divers personnages apparaissent à travers Gabriel, qui s'avère être central dans l'histoire qui se dévoile avec une intensité attachante d'autant plus que la trame tourne autour de lui, entraînant le lecteur dans l'univers et le monde d'un nomade à la découverte de la vie.
Gabriel est architecte et, mis à part quelques références à son métier et à sa culture des chefs-d'œuvre architecturaux des grandes capitales visitées, il raconte ses amours, ses désirs, ses angoisses, ses peurs, ses rêves, ses fuites, ses départs intempestifs vers l'autre et vers l'ailleurs, ses retours, ses traumas, ses résiliences. Les géographies des Caraïbes, de l'Europe et de l'Afrique sont présentes, soulignant son désir de toujours partir vers l'ailleurs, tout en établissant des ponts entre ses multiples vies et ses attaches de cœur.
Haïti au cœur du récit… mais pas seulement
Philomé Robert est originaire de Haïti, une terre aimée et honnie, attachante et ingrate, une île aux mille histoires, admirée et rejetée pour de bonnes et de mauvaises raisons. Tout cela transparaît au fil des pages avec sensibilité et courage. Le personnage de Gabriel confie son histoire et ses vagabondages tumultueux avec une immense intensité, car ils sont liés à trois femmes fortes et passionnées ayant un lien direct et spécifique avec lui. Ses relations avec sa mère, ses relations amoureuses révèlent un Gabriel qui ne ménage ni sa mémoire, ni son énergie, ni sa volonté de mettre en mots ses pérégrinations à travers le monde.
La vie et la mémoire de Gabriel dans ce récit s'articulent autour de trois femmes qui ont formé son mental, sa force, qui ont révélé ses faiblesses, ses manques. De page en page, ces trois femmes forment l'axe vital de Gabriel en termes de sentiments et de sensations intimes, elles s'appellent Héloïse, Meredith et Consuelo. Danissa hante aussi sa mémoire. Chacune correspond à un espace-temps géographique de la vie de Gabriel. Les fondements de la personnalité de Gabriel reposent sur sa mère Héloïse qui décède prématurément après avoir été percutée par une voiture officielle qui passait à grande vitesse, comme toutes les voitures des membres du gouvernement d'Haïti qui ne s'arrêtent pas, comme ce fut le cas pour sa mère. La force de dénonciation est présente dès les premières pages et ensuite par touches.
photo : Après des études de droit, Philomé Robert commence sa carrière à Radio Vision 2000 en Haïti, avant de collaborer avec RFI et de rejoindre la chaîne internationale française France 24 en 2006. « Vagabondages éphémères » est son premier roman. © DR
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D'abord un petit rappel conceptuel : il n'y a jamais eu au Proche-Orient ,ni ailleurs de conflit Lire la suite
Frédéric parce que je prends en comtpe l'écrasante majorité, j'ai cotoyé des ukréniens , l'ambian Lire la suite
...j’intègre parfaitement le fait que "L’Europe est comptable du plus haut tas de cadavres de l’H Lire la suite
...que nous utilisons (j’avoue que parfois j’en utilise parfois des mauvais). Lire la suite
...de soumis à l'Occident si tu es un "Nez-gros" et un gros connard de raciste si tu es un "Cul-b Lire la suite
Tout n'est pas clair dans votre petite tête: vous mélangez allègrement les concepts.Pire ,vous pa Lire la suite
Vous m'accusez de préférer un racisme à un autre. Lire la suite
Cet article démontre que fondas est tombé dans le piège des fake news.
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Personne ne préfère un racisme à un autre, sauf vous. Lire la suite