Dévorer un livre en trente minutes ne permet pas de le comprendre aussi bien qu’en le lisant à son rythme.
Lire Va et poste une sentinelle, de Harper Lee, le temps d’un trajet de métro sans perdre une once de compréhension? Anne Jones l’a fait. La championne du monde de lecture rapide a réalisé cet exploit en vingt-cinq minutes et trente-et-une secondes. Un record contesté par la Federal Trade Commission, une agence américaine chargée du contrôle des pratiques commerciales, et quelques chercheurs californiens qui estiment qu’une lecture aussi rapide entraîne forcément une compréhension superficielle du texte.
Publiée dans la revue Psychological Science, une étude menée par Keith Reynar et des experts en psychologie de l’Université de San Diego, aux États-Unis, révèle que certaines techniques de lecture rapide, telle que la lecture simultanée de larges segments d’une page, ne permettent pas de comprendre le texte aussi bien qu’après une lecture exhaustive.
D’abord, il est physiologiquement impossible de comprendre l’intégralité d’une page d’un simple coup d’œil, comme le rapporte The Kernel. La taille limitée de notre fovéa, la partie de la rétine où la vision des détails est la plus précise, nous en empêche. L’œil humain est en effet incapable de récupérer de manière cohérente l’information au-dessus et en dessous de la ligne en cours de lecture.
Petite voix intérieure
Un élément supplémentaire vient contrecarrer l’intérêt d’une lecture rapide. Lorsque nous lisons, une petite voix, aussi connue sous le nom technique de «subvocalisation», prononce le texte à l’intérieur de notre tête. Son rôle est particulièrement important dans la compréhension du texte. Lire trop vite empêche cette voix intérieure de jouer son rôle.
Comment, à partir de là, certaines personnes auraient-elles pu passer à travers les mailles du filet et remporter le prix du lecteur le plus rapide? Pour la simple et bonne raison que certains tests réalisés pour évaluer le niveau de compréhension d’un lecteur rapide sur le texte qu’il vient d’ingurgiter ont été orientés afin de produire des résultats favorables, se basant notamment sur la capacité à tourner les pages. Le but: montrer que la lecture rapide fonctionne correctement. Par exemple, si Anne Jones est parvenue à comprendre le roman de Harper Lee, c’est en grande partie parce qu’elle l’avait déjà lu.
Apprendre à lire très vite, c'est possible, mais ça n'a aucun sens
Face à ces considérations, peut-on vraiment améliorer notre vitesse de lecture? Il faut croire que oui. Si les chercheurs, précédemment cités, estiment que ça ne se fera pas par le biais des diverses techniques proposées sur internet; il suffit, selon eux, de lire plus régulièrement différents types de textes. Plus on se familiarise avec les styles complexes, plus il est facile d’opérer la gymnastique de lecture nécessaire pour aller plus vite.
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