Entre mars 2025 et mars 2026, le ministère de la Culture a recensé 76 incidents affectant les libertés de création, correspondant à 91 mécanismes d’atteinte. Douze situations sont explicitement rattachées au livre : six pour « livre et lecture publique », six pour les librairies. Acquisitions sous pression, ouvrages détruits, rencontres déprogrammées, vitrines attaquées ou mesures de saisie : le premier bilan annuel montre surtout ce qui demeure difficile à compter.
Dans son Rapport annuel 2025 pour la liberté de création, le ministère distingue 30 situations dans le spectacle vivant, dix dans les arts visuels, sept dans le cinéma, six pour « livre et lecture publique », six concernant les librairies et 17 « autres situations ».
Pour le livre et la lecture publique, les services de l’État relèvent des interventions dans les politiques d’acquisition, des déprogrammations de rencontres, des destructions d’ouvrages, des procédures judiciaires ou mesures d’interdiction de diffusion. Côté librairies : dégradations et mesures de saisie d’ouvrages.
Les 76 incidents correspondent à 91 mécanismes : 55 externes, venant de particuliers, collectifs ou groupes de pression, et 36 internes, imputables aux administrations ou pouvoirs publics. Quarante-huit situations sont remontées directement à la Direction générale de la création artistique ; 28 ont été identifiées par voie de presse. Cinquante-cinq dossiers ont entraîné une intervention du ministère.
Le compteur conserve pourtant de larges angles morts. L’annexe nominative n’est pas publique, en raison d’informations sensibles ou confidentielles. Pressions informelles, décisions administratives difficiles à qualifier et autocensure peuvent aussi échapper au relevé. Les douze situations explicitement classées du côté du livre constituent donc un minimum documenté, pas une photographie exhaustive.
Le rapport évoque « de nombreuses librairies » vandalisées sur l’ensemble du territoire en raison de leur ligne éditoriale, notamment des enseignes LGBTQIA+. Il cite une librairie queer nantaise attaquée en mai 2025 : la description renvoie aux Vagues, rue de Strasbourg à Nantes, dont la vitrine avait été fracassée dans la nuit du 8 au 9 mai.
ActuaLitté a documenté d’autres intimidations et dégradations à Lille, Lyon, Marseille, Paris ou Périgueux, autour notamment de livres consacrés à la Palestine, de positions antifascistes ou de thématiques LGBTQIA+. Le rapport relève lui aussi des pressions croissantes liées aux sujets mis en avant, jusqu’aux menaces adressées aux professionnels. Dans une activité où la vitrine prescrit autant qu’elle expose, montrer ses choix suffit parfois à déplacer la bataille jusque sur le trottoir.
Violette and Co concentre plusieurs étages du problème. À l’été 2025, la librairie féministe, lesbienne et LGBTQIA+ parisienne avait subi intimidations puis dégradations après une vitrine réunissant notamment des ouvrages sur l’extrême droite, le racisme, le colonialisme et la Palestine. Dans la nuit du 7 au 8 août, sa devanture avait été attaquée à la peinture à l’acide.
Puis vint la police. Selon la librairie, le 7 janvier 2026, cinq policiers en uniforme accompagnés d’un procureur de la République ont perquisitionné l’établissement pour rechercher From the River to the Sea, livre de coloriage pour enfants de Nathi Ngubane et Azad Essa, publié par Social Bandit Media. La Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à la jeunesse avait examiné l’ouvrage le 16 octobre 2025 avant de rendre un avis défavorable à son importation. Violette and Co, qui n’était pas à l’origine de cette importation, l’avait proposé en dépôt-vente.
"Tout moun sav sé Neg ki ni pli gwo lolo asou latè" ...anchay létid siantifik... . Lire la suite
Le non-paiement d'assurance plus ou moins systématique évoqué dans cet article est l'un des aspec Lire la suite
...tout moun ! Ki mwen, Albè, ki Yeg, ki Fédéric etc...LOOOL ! Lire la suite
On est violé parce qu'on est violable. Point barre.
Lire la suite1/ je lis le kréol mais pas l'aise pour écrire
Lire la suite...anlè sit-tala. Lire la suite
Ces propos sont dignes des blancs racistes comme musk, c'est la force des forts?
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Les chauffeurs bdiens ne se foutent pas en grève pour un oui ou pour un non.Même en cas de retard Lire la suite
C'est cet abruti de Yeg-Yug-Troyag-Jean-Nemar, le multirécidiviste du pseudo, qui n'a cessé d'emp Lire la suite