Procès Madivial : "Nous sommes devant une affaire Ceregmia-bis" (Alfred Marie-Jeanne)

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     C'est ce qu'avait déclaré "Chaben", alors président du Conseil régional de la Martinique en 2017 lors d'une conférence sur ce qui n'était jusque-là que "l'affaire Madivial".

     A compter de ce moment-là, les médias se mirent à employer l'expression de "scandale Madivial". De quoi s'agit-il ? De rétrocommissions d'abord versées par Madivial à la société Caraibe Agro, avait dénoncé l'ex-administrateur de Madivial, David Jurrin. Evidemment la justice-sous-les-cocotiers ne bougea pas le petit doigt exactement comme dans l'Affaire CEREGMIA qui avait vu la volatilisation de 12 millions de fonds européens dans la comptabilité de l'Université des Antilles. Chose qu'avaient pourtant dénoncé deux rapports de la Cour des Comptes et un rapport du Sénat.

     Or, pendant sa conférence de presse, Alfred Marie-Jeanne avait apporté des preuves obtenues sous le contrôle d'un huissier de justice, notamment la destruction par Madivial de 57 tonnes de viandes consommables pour toucher davantage de fonds européens. Décidément, tant les dirigeants du CEREGMIA (aujourd'hui radiés de l'université mais toujours pas condamnés au pénal une décennie plus tard) que ceux de MADIVIAL semblent n'avoir d'yeux que pour les poches du contribuable européen ! 

     Dès lors, impossible pour la justice-sous-les-cocotiers de continuer à fermer les yeux sur Madivial. Son enquête durera tout de même six longues années mais finira tout de même par découvrir qu'il ne s'agissait pas seulement de 57 tonnes mais de...3.000. Et donc près de 5 millions d'euros de fraudes ! 

     Les cinq dirigeants de l'entreprise (qui nient les faits tout comme ceux du CEREGMIA) sont convoqués ces jours-ci au tribunal de Fort-de-France.

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