En médecine, aucune étude sur des patients ne devrait exister sans autorisation ni consentement. Un institut marseillais réputé s'en est pourtant affranchi pendant des années. Les dérives éthiques de l'IHU touchent une part massive de ses publications, des autorisations manquantes aux consentements négligés.
Un collectif de chercheurs indépendants, emmené par Fabrice Frank et la microbiologiste Elisabeth Bik, a recensé dans une étude parue le 12 août 2026 dans Research Integrity and Peer Review 853 publications de l'institut fondé par Didier Raoult entachées de manquements aux règles de la recherche sur l'humain. Vérifier qu'une étude a bien reçu l'aval d'un comité indépendant demeure la première protection des patients. Les dérives éthiques de l'IHU vont de l'autorisation totalement absente à un même feu vert recyclé pour des centaines de travaux distincts.
Le collectif est parti de 2 674 articles signés par l'institut, avant d'en retenir 853 qui posent un problème éthique ou réglementaire. Le cas le plus parlant tient à une autorisation référencée 09-022. Ce feu vert couvrait uniquement la mise en culture, au laboratoire, de bactéries prélevées dans des échantillons de selles déjà collectés. Les chercheurs l'ont pourtant invoqué dans 258 articles, contre 248 lors du premier examen, alors que beaucoup portaient sur de tout autres protocoles, parfois sur des patients.
Ailleurs, les manques sont béants. Dans 343 articles, aucune mention d'un comité d'éthique n'apparaît. 194 autres décrivent des travaux menés hors de France sans le moindre accord local, alors que la réglementation du pays d'accueil s'impose normalement. Enfin, 426 études s'appuient sur des prélèvements réalisés auprès de volontaires sains, une population qui n'attend aucun bénéfice médical direct et exige donc un encadrement particulièrement strict.
Sur les 68 autorisations mentionnées par l’institut, les enquêteurs n’ont pu en retrouver que 23. À elles seules, elles étaient pourtant censées couvrir 374 articles. Or, dans 304 cas, soit 81,3%, le document officiel ne correspondait pas à la recherche décrite. Une autorisation accordée pour une étude précise a donc servi à valider d’autres travaux, parfois à répétition, comme si le même feu vert pouvait s’appliquer à tout.
Dans certains cas, le problème commence même avant l’étude. Pour 75 travaux, l’autorisation n’est arrivée qu’après l’inclusion des patients. Le contrôle éthique intervenait donc une fois la recherche déjà engagée. Les auteurs y voient une violation répétée de la déclaration d’Helsinki, qui encadre depuis 1964 la recherche sur l’être humain et impose notamment un consentement libre et éclairé avant toute expérimentation.
...on constate que ce site-web n'utilise ni le correcteur orthographique ni l'IA. LOOOL !
Lire la suiteMerci pour ces jugements.
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Je ne parlerais pas d'hypocrisie mais plutôt de "mes-makak", ce qui est pire que l'hypocrisie.
Lire la suiteÉvidemment cette culture ne peut subsister qu'au fin fond des bois....
Lire la suiteEn tout cas, tous ne finiront pas éboueurs, livreurs-Easy ou vigiles, voilà tout ! Lire la suite
Il parait que ..."les enfants de Bagayoko auront fait (tous , on suppose) Polytechnique ou Nor Lire la suite
...des "enfants polygamiques" que des "enfants papilloniques" ! Lire la suite
"....Les enfants de Bally Bagayoko gouverneront cette nouvelle France en 2060 !...." Bref ,un asp Lire la suite
...a nié que les Gaulois étaient le peuple premier de France ? Lire la suite
Dernière ligne de l'article :..."les Français n'ont fait que revenir à leurs ancêtres, leurs VRAI Lire la suite