FONDAS KREYOL est un site-web (journal en ligne) qui ne vit pas de la publicité capitaliste comme la totalité de ses confrères antillais ni de subventions publiques, mais uniquement de l'aide émanant de ses rédacteurs (trices) et surtout amis (es). Celles et ceux qui souhaiteraient nous aider peuvent prendre contact avec nous à l'adresse-mail ci-après : montraykreyol@gmail.com
La seule "ligne" qui est la nôtre est celle de la libre expression de nos collaborateurs et collaboratrices, sachant que nous publions toutes les opinions (de la droite assimilationniste à l'extrême-gauche "indépendantiste") et cela depuis le prédécesseur de FONDAS KREYOL à savoir MONTRAY KREYOL lequel a duré 15 ans et redémarrera un jour ou l'autre. FONDAS KREYOL, lui, a 4 ans d'existence.
Tout cela pour dire à nos lecteurs et lectrices que les articles publiés sur notre site n'engagent que leurs rédacteurs et rédactrices, pas le site-web en tant que tel...
La démarche autonomiste martiniquaise est plus que jamais à l’ordre du jour. Dans le maelström institutionnel voire existentiel qui l’entraîne et en cible de courants qui rappellent les Gilets jaunes, tels que « Bloquons tout » ou « C’est Nicolas qui paie », la République semble vouloir se dégager et s’offrir un label décolonial en libérant les forces du largage. Tandis que les autonomistes et indépendantistes y voient une aubaine qui pourrait disparaître dans le confort retrouvé d’une République apaisée. Certes, de la part des postulants, cette démarche est inspirée d’un idéal de dignité et d’une exigence de responsabilité. Mais passé l’énoncé de ces valeurs, on a du mal à découvrir leur réalité dans un projet pour la Martinique dont on ne voit toujours pas la couleur.
En effet, peut-on se contenter de définir l’autonomie par ce qu’elle n’est pas ? De la part de ses porteurs, le discours sur l’autonomie s’est toujours caractérisé par une définition négative que l’on pourrait nommer autonomie du ni-ni : « l’autonomie n’est pas ceci, l’autonomie n’est pas cela ». En mode de théologie négative chère à Gilles Deleuze, la théorie du ni-ni procède de Césaire, lui-même : "L’autonomie n’est pas un simple statut", "ce n’est ni un passéisme ni un nihilisme ". " C’est un plus, ce n’est pas un moins". Pour sa part, dans la suite de la pensée césairienne, Serge Letchimy peaufine la sémantique : " l’autonomie n’est pas un programme ni une théorie achevée “, " n’est pas une fin en soi ", n’est pas " un catalogue ", " un produit " ; " n’est pas le marchepied de l’indépendance " (Tiens tiens…) Tout au plus, le futur patron de la Collectivité de Martinique peut-il affirmer que l’autonomie "c’est un germe", un " idéal ", une " éthique", une "idée-force", un "mode d’être", une " manière d’exister et d’organiser la vie en société " ; " l’autonomie est un état d’esprit ". S’il n’est pas plus précis aujourd’hui qu’il ne l’avait été dans son ouvrage, pourtant dédié à la cause (Discours sur l’autonomie - 2001), c’est qu’il estime peut-être que l’idéologisation a « germé » et que le façonnage du cerveau martiniquais est achevé.
Commencé avec son échec inévitable du 10 janvier 2010, suivi par celui de la région, 3 mois plus tard, puis son départ en 2021, l’effacement progressif d’Alfred Marie-Jeanne a-t-il dégagé la voie vers la fin du ni-ni ? En dépassant le maître dans son approche de l’article 74 (« I pi endépandantis ki mwen », dixit Chaben), Serge Letchimy a-t-il mis fin à la théologie césairienne du ni-ni ? Reste que dans un sursaut en forme d’aveu, c’est aussi Serge Letchimy qui, reprenant dans son livre le mot de J-B Auby, avait déclaré que " ce qui prédomine en matière d’autonomie c’est l’incertitude ".
Au moment où le successeur d’Aimé Césaire décide de faire feu de tout bois pour mettre définitivement la Martinique sur les rails d’une crypto-autonomie, a-t-il été mis fin à l’incertitude visée par l’honorable universitaire ?
Fort-de-France, le 18 aout 2025
On est en train de recenser tous les négro-fachos, mulâtros-fachos, chabino-fachos, indo-fachos e Lire la suite
Donc si Le Pen arrive au pouvoir en France ,ce sera de ma faute à moi pour avoir ecrit qq lignes Lire la suite
...je n’aime pas utiliser ce genre de terminologie, mais je doute que ce* soit un "négro" (au sen Lire la suite
Il s'agit probablement d'obtenir des subventions étatiques. Lire la suite
..."titres universitaires" ? Pas moi en tout cas ! Lire la suite
...Voici que ce facho-négro ou ce négro-facho (comme l'on voudra !) fait sa réapparition après qu Lire la suite
Comme à Crépol par exemple!!
Lire la suite...à mon humble avis c’est mieux que les jours précédents. Lire la suite
...n'ont pas l'habitude de se promener en forêt. Ni les Rachid ou Babacar ! Lire la suite
..les intellectuels antillais qui permettront d'esquisser des pistes de sortie du marasme ambiant Lire la suite