Dans nos "Isles françaises d'Amérique", hommes et femmes politiques peinent à quitter leurs postes et donc à laisser la place aux nouvelles générations.
En effet, la plupart d'entre eux et elles choisissent de s'éterniser au pouvoir jusqu'à ce que Dame Nature finisse par les en écarter ou que quelque défaite électorale retentissante les pousse vers la sortie mais le plus souvent au profit de dirigeants politiques aussi âgés qu'eux. Il ne s'agit pas du tout pour nous de faire la promotion d'un quelconque jeunisme (les candidats martiniquais du parti raciste de Marine Le Pen aux dernières élections législatives avaient tous moins de 45 ans), mais de souligner le fait que l'évolution de la société, de toutes les sociétés, est de plus en plus rapide et que, par exemple, beaucoup de nos politiciens martiniquais d'un certain âge (et d'un âge certain) sont dépassés par les nouvelles technologies.
On en a un exemple criant depuis quatre mois : ce qu'il faut bien appeler "la révolte Tik Tok". Nos politiciens de tous bords ont été tétanisés et le sont encore en ce début d'année nouvelle parce que beaucoup d'entre eux et elles ne savent même pas ce qu'est un Live Tik Tok. Ils sont dans l'ancien monde : celui des déclarations, des communiqués, des conférences de presse ou des articles de journaux. Or, tout cela est devenu obsolète ! On peut le regretter ou le condamner mais la réalité est là : la place n'est plus à une réflexion approfondie mais au slogans martelés par le biais de l'Internet, slogans parfois douteux comme le "On est chez nous ici !" (prononcé pour la première fois par Jean-Marie Le Pen dans la ville de Toulon dans les annes 90) ou d'autres fois carrément puérils (Ayen pou yo ! autrement dit "Rien pour eux !"). Slogans quoi qu'il en soit très efficaces !
En fait, en Martinique, il aurait dû y avoir un renouvellement politique depuis au moins deux décennies.
De plus, suite au raffût provoqué par le Mouvement des Aligneurs de Prix sur la Métropole, nos hommes et femmes politiques sexa-septua-octogénaires auraient dû avoir démissionné. Surtout les septua-octogénaires ! Or, il n'en a rien été : soit ils se sont tus soit ils ont essayé de flatter les Aligneurs de Prix sur la Métropole soit ils ont lancé des propositions à la fois démagogiques et farfelues (référendum sur l'indépendance). Dans tous les cas, cela a amplifié le désarroi dans lequel est plongé la société martiniquaise.
DEMISSIONNEZ, MESDAMES ET MESSIEURS !
Et laissez les Tik Tokeurs, qui disent vouloir se présenter aux élections, laissez les "tenir la queue du poële" !
En tout cas, à Trinidad-et-Tobago, le Premier Ministre, Keith Rowley, âgé de 75 ans, aucunement malade ni empêtré dans aucune affaire louche ni menacé d'être renversé a tout simplement jugé qu'à son âge il était temps pour lui de passer la main. Passer la main à Stuart Young âgé de 50 ans pile.
Au fait, Stuart n'est pas "Afro-Caribéen" mais "Sino-Caribéen". Dans un pays indépendant, on n'a pas de temps à perdre avec des délires racialistes...
...de vive voix. Lire la suite
Vous êtes sûrs que ce ramassis d'opportunistes qui cmopose Péyi-a a soutenu vraiment le RPRAC ? Lire la suite
Non le sud global, doit reprendre ses droits.
Lire la suite
Le Rpprac a fait le choix de créer son propre parti, le PLP. Lire la suite
Etats-Unis : 89.500 dollars/Inde : 2.878 dollars. Lire la suite
Analyse plus que pertinente d'un aspect de notre irresponsabilité collective.
Lire la suiteLuttes du Sud contre l’exploitation des bourgeoisies du Nord mais aussi locales (Fanon l’évoquait Lire la suite
Désolé, Véyative, mais je n'ai pas compris ce que vous avez voulu expliquer. Lire la suite
serait intéressant à ajouter à cette pertinente analyse. Lire la suite
C'est le nom créole de l'envoyé de la Mort. Lire la suite
Commentaires
POURTANT...
Albè
08/01/2025 - 19:42
... Trinidad-et-Tobago est un pays majoritairement "afro-caribéen" même s'il comporte une forte communauté hindoue.