Décédé récemment à l'âge vénérable de 87 ans, l'écrivain kenyan Ngugi wa Thiongo'o, célébré dans le monde entier, expliquait pourquoi il écrivait principalement en kikuyu, sa langue maternelle et pourquoi il exhortait ses confrères africains à faire de même. Une exhortation très peu entendue aux Antilles dites françaises bien que nombre d'auteurs aiment à se déclarer bruyamment "afrodescendants"...
Ngugi wa Thiong`o : « Mais le kikuyu est ma langue maternelle ! Le seul fait qu'on puisse adresser ce genre de questions à un écrivain africain en dit long sur les dégâts causés par l'impérialisme. Il a déformé la réalité et l'a mise sens dessus dessous : l'anormal est devenu normal et inversement. L'Afrique enrichit quotidiennement l’Europe ; mais on a persuadé l'Afrique qu'elle ne pouvait s'en tirer sans que l'Europe vole à son secours contre la pauvreté. Les ressources naturelles et humaines de l'Afrique continuent de profiter au développement de l'Europe et des États-Unis ; mais on a persuadé l'Afrique qu'elle devait remercier ces puissances pour leur aide. Pire : l'Afrique elle-même produit à présent des intellectuels qui s'appliquent à relayer ce genre de raisonnements !
Je crois qu'écrire en kikuyu, langue kenyane, langue africaine, est une façon de contribuer, à ma modeste échelle, au combat des peuples kenyans et africains contre l'impérialisme. Dans les écoles et les universités, nos langues locales, celles des nombreuses nations qui forment le Kenya, étaient associées à l'arriération et au sous-développement. Nous qui allâmes à l'école, apprîmes avec le temps à mépriser ces langues qui nous valaient tous les jours humiliations et châtiments. Je ne veux pas que les enfants du Kenya d'aujourd'hui héritent de cette tradition impérialiste qui consiste à mépriser les formes de communication développées par leurs communautés au long de l'histoire. Je veux qu'ils s'affranchissent de l'aliénation coloniale. »
...si moun ki ka défann kréyol ka rivé sanblé kisiswa koté-a yo ka viv la. Lire la suite
Je propose pour "dormir sur ses deux oreilles" :anlo moun pé domi san traka" ou bien "pé domi an Lire la suite
Je trouve ton message important et valable pour nous tous, Martiniquais, pour que la langue perdu Lire la suite
Je pense qu'il y a suffisamment d'écrits, de dictionnaires,de réflexions et de textes notamment Lire la suite
Annou fè yonn, quelles tournures proposes-tu?
Lire la suite...et surtout A PROPOS DE N'IMPORTE QUOI revient à salir ! Lire la suite
Critiquer une personne ou une religion n'est pas la "salir".
Lire la suiteLOOOL ! Lire la suite
Je n'ai pas "jeté la pierre" (donc critiqué violemment) à Jid. Lire la suite
...l'argot franchouillard ! Lire la suite