A Rennes, une élue LFI dénonce des injures racistes et des dégradations, une enquête ouverte

«C’est une stratégie d’intimidation, et ça détruit», fustigeait Régine Komokoli dans une vidéo publiée le 28 avril sur ses réseaux sociaux. Elue LFI à Rennes, elle est victime depuis plusieurs mois de «harcèlement moral», «injures racistes» et «dégradations», les dernières en date ayant visé sa voiture, a informé ce vendredi 14 août le parquet de Rennes, qui précise qu’une procédure est en cours.

Régine Komokoli, conseillère municipale de Rennes et conseillère départementale, a porté plainte mardi 11 août pour des «faits de dégradations sur [sa] voiture» dans la nuit du 7 au 8 août, fait savoir le procureur adjoint de Rennes, Jean-Marie Blin, dans un communiqué. Ces dégradations apparaissent comme «une nouvelle modalité des faits de harcèlement moral aggravé dont elle apparaît victime», poursuit le procureur adjoint.

Une procédure avait été ouverte en avril pour «harcèlement moral» contre l’élue rennaise, rappelle le parquet. Cette enquête réunit «une première procédure visant des faits d’injures racistes sur le réseau social X et une autre procédure sur des dégradations commises chez le voisin de Régine Komokoli», dont la baie vitrée a été brisée par une pierre qui aurait en réalité visé l’élue Insoumise.

«Depuis des mois, je subis insultes racistes, menaces, intimidations et dégradations», indiquait lundi cette dernière sur Facebook. «Aujourd’hui, cette violence atteint directement ma vie et m’empêche progressivement d’exercer normalement mon mandat», ajoutait-elle, précisant qu’elle «rédui[t] [ses] déplacements et [ses] actions» par peur. Une situation qu’elle qualifie de «politiquement insupportable».

Selon nos confrères de Ouest-France, Régine Komokoli a également saisi la préfecture d’Ille-et-Vilaine afin de renforcer sa sécurité et celle de ses enfants, après la dégradation de sa voiture le 8 août. Dans les colonnes du quotidien régional, l’élue précisait qu’elle ne demandait pas de «privilège lié à [son] mandat», mais «simplement de pouvoir exercer librement [ses] responsabilités, poursuivre [ses] engagements et rentrer chez [elle] sans avoir peur pour [ses] enfants ou pour [elle]-même».

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