Il fallait sʼy attendre. Il y avait peu de chance que la plainte déposée par les parties civiles à lʼencontre de lʼEtat qui visait à déterminer les responsabilités dans le scandale du chloredécone aboutisse.
...la plupart des gens votant FN-RN n’ont pas lu, et encore moins compris, le pgme de ce parti, s Lire la suite
...ce texte n’est pas du "CNCP-Jikanbout", dont Robert SAÉ et Jean ABAUL sont parmi les principau Lire la suite
J'ai lu plusieurs fois sur ce site un truc très juste : si Macron avait réservé le vaccin contre Lire la suite
...d’Abdallah, Abdelkader (Algérie), Abdelkrim (Rif), Abelmalik et autre Abdou... Lire la suite
Sa sa yé sa, misié grangrek-la ? Lire la suite
...quand moi (et @Lidé, je crois) parle de "curiosité intellectuelle", c’est d’effort PERSONNEL, Lire la suite
Vous demandez de la..."curiosité intellectuelle" à des gens qui scrollent nuit et jour sur Ti Tok Lire la suite
...C’est à CHACUN/CUNE d’entre nous de développer INDIVIDUELLEMENT sa CURIOSITÉ INTELLECTUELLE ve Lire la suite
Vous avez raison @Lidé.
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Excellent débat sur le basculement de l'écriture vers la publication!
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Commentaires
Nul cynisme.
OuiNon
16/12/2022 - 09:11
Quand une victime subit un dommage, elle peut demander un procès civil pour en obtenir réparation de la part responsable.
Si le fait dommageable est susceptible de constituer une infraction à la loi, la victime peut également déposer plainte en vue d'un procès pénal dans lequel elle se porte partie civile.
La voie civile nécessite que la victime fasse la preuve de la responsabilité de celui auquel elle demande réparation. La voie pénale permet de s'en exonérer car l'affaire est instruite par des magistrats.
Dans l'affaire du chlordécone, c'est de la voie pénale qui a été empruntée.
Cette voie peut avorter pour différentes raisons : absence de caractérisation d'infractions pénales, décès des suspects, prescription, etc. Le tribunal prononce alors un "non-lieu à poursuivre". Et en l'absence de procès, les demandes des parties civiles ne sont pas examinées.
Les parties civiles confondent souvent le non-lieu avec l'absolution des faits dommageables commis, voire la relaxe. Ce qui n'est pas.
Les parties civiles s'indignent aussi de l'absence de dédommagements, car elles estiment que la priorité de la procédure pénale devrait être les réparations civiles. Or ce n'est pas vrai. La procédure pénale s'intéresse au premier chef aux éventuelles infractions pénales et à leur poursuite, quand c'est possible, ce qui n'est pas toujours le cas. Il n'y a là nul cynisme.
Justice coloniale ?
OuiNon
16/12/2022 - 10:44
Ainsi donc, le non-lieu vers lequel on s'oriente dans le crash de la West Caribbean relèverait du tropisme de la Justice française aux Antilles qui consiste à "absoudre tous les auteurs de crimes ou de délits qui adhèrent à l'ordre colonial".
Il semble inutile de rappeler qu'un non-lieu n'est pas une absolution. Inutile, car la confusion étant courante, nombre de commentateurs continueront sans vergogne à exploiter cette facilité, quoi qu'on dise.
On peut aussi se demander en quoi sont concernés l'ordre colonial et ses adhérents dans les vols charters de la West Caribbean. Contrairement à d'anciennes habitudes, ce n'était pas Air France qui opérait. Un homme politique avait promis de "désencayer" la Martinique, la West Caribbean a pu apparaître comme un instrument de cette ouverture. A la limite, le recours à cette compagnie sud-américaine était perçu comme un pied-de-nez à l'ordre colonial.
Ensuite, le raisonnement laisse à penser que si la crash n'avait pas impliqué des Martiniquais, la Justice aurait probablement abouti à des conclusions différentes, puisqu'alors elle n'aurait pas été "coloniale".
Il suffit de s'intéresser aux accidents aériens pour se persuader du contraire. Pour le crash du Concorde en 2000 près de Paris, il n'y a pas eu de condamnations pénales. Et l'on s'oriente vers un non-lieu pour le crash du Rio/Paris d'Air France en 2009. Dans ces cas (comme dans d'autres), il n'est pas possible de s'en prendre à une quelconque "justice coloniale" et pourtant.