Il y a des films qui ne cherchent pas à raconter une histoire, mais à délier des strates enfouies, à fissurer le langage des apparences pour mieux en exhumer les murmures. Le "Fanon" d’Abdenour Zahzah ne s’installe pas dans le récit, il s’installe dans le trouble. Il ne donne pas la parole à Frantz Fanon comme on érige une statue ; il le fait revenir à l’écran comme on rouvre une archive que le feu n’a pas consumée. Non pas tant pour l’interroger, mais pour entendre à travers lui une époque malade, un hôpital comme métaphore d’un pays en convulsion, et une voix — peut-être — pour recoudre les deux.
Je l’avais vu une première fois aux 19e Rencontres Cinématographiques De Béjaia, en septembre 2024. Il y a des projections qui laissent des traînées de cendre : le feu n’a pas pris, pas vraiment, mais quelque chose avait charbonné en moi. Ça n’avait qu’à moitié fonctionné, et pourtant, le film s’était logé dans une zone grise, entre la gêne et la fascination, une zone d’où il n’a plus bougé. Je ne me suis jamais senti proche du cinéma de Zahzah. Trop trop appliqué, trop raide peut-être. Mais là, il se passait quelque chose. Une faille. Une forme d’obstination. Une lenteur qui n’était plus du style mais du travail.
À l’occasion de la sortie du film ce 23 juillet, je l’ai revu. Et là, comme souvent, c’est en y revenant que j’ai compris. Zahzah est allé très loin. Pas trop loin — non — mais suffisamment loin pour me faire fermer ma gueule. Suffisamment loin pour que je me taise enfin et que je consacre le temps qu’il faut à questionner ce film, très beau, austère, minéral. Un film qui, comme Fanon lui-même, ne cherche pas à convaincre mais à déplacer.
l'émotion n'est pas un argument. Lire la suite
1) des menaces physiques .....super !! Lire la suite
La somme versée par l'Allemagne à Israël après la Deuxième Guerre Mondiale a été de 3 milliards d Lire la suite
C'est ce que me répétait à longueur de temps mon grand-père qui, lui, avait deux lectures hebdoma Lire la suite
N'importe quoi, ce Yug ! Lire la suite
ALBE:Ce n'est pas parce que les Blancs ont transporté 6 millions d'Africains (et pas 120 ...toujo Lire la suite
...ou, encore pire, Zemmour, Marion Maréchal ou Thaÿs d’Escufon pourraient AU MOINS réfléchir à c Lire la suite
Tu nous casse les couilles avec tes obsessions, Yug ! Lire la suite
1) Cette série d'accords est un élément de la contre -offensive de l'Etat algérien voulant masqu Lire la suite
...l’humanité en "Noirs" (les gentils) et "Blancs" (les méchants). Lire la suite