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Ernest Pépin est avant tout un poète, l'un des rares poètes antillais francophones à l'instar d'Henri Corbin, Roger Parsemain, Nicole Cage et désormais Loran Kristian, à avoir pu vaincre le signe indien à savoir écrire de la poésie après l'oeuvre immense d'Aimé Césaire.
Car, même si Moi, laminaire, la dernière oeuvre du Père de la Négritude, date de 1972, d'un demi-siècle donc, rares sont ceux qui ont osé s'aventurer dans le genre poétique après pareil monument testamentaire. Je ne parle évidemment pas des poètes du dimanche qui s'imaginent qu'écrire un poème consiste à aller à la ligne avant la fin de...la ligne. Ni non plus des nombreux imitateurs ou des épigones de Césaire. Alors, les beaux esprits pourront toujours arguer que les genres littéraires ne sont que des catégorisations artificielles ou dénuées de sens mais il n'en demeure pas moins qu'on imagine mal un Aimé Césaire écrire un roman. Significativement la poésie antillaise après lui, poésie de qualité s'entend, s'est écrite en langue créole : Joby Bernabé, Monchoachi, Sony Rupaire, Hector Poullet, Sylviane Telchid, Marcel Lebielle, Max Rippon, Daniel Boukman, Jala, Eric Pezo et tant d'autres.
Mais il existe des écrivains qui ont la capacité de franchir les barrières entre les genres et Ernest Pépin fait partie de ceux-là. Il est donc un poète avant tout mais aussi un poète-romancier et son roman Tambour-Babel, hymne au "gwo-ka", est rien moins qu'un chef d'oeuvre qui s'inscrit dans la lignée de ceux de Joseph Zobel, Edouard Glissant, Maryse Condé, Simone Schwarz-Bart, Xavier Orville, Tony Delsham, Patrick Chamoiseau, Max Jeanne, Gisèle Pineau, Alfred Alexandre, Mérine Céco et tant d'autres qu'il serait trop long de citer. Ernest Pépin sait, en effet, manier tout à la fois l'art de la métaphore et celui de la narration. Il sait conjuguer images frappantes et fil du récit. Ce n'est pas donné à tout le monde.
Il était donc important qu'un hommage solennel lui soit rendu ce 22 mars à l'hotel Arawak, haut-lieu de la culture guadeloupéenne dirigé par Pierre Sainte-Luce (médecin-écrivain-aviateur-homme d'affaires), cela à l'instigation du Conseil Général de la Guadeloupe.
Des extraits de l'oeuvre de Pépin ont été lus par plusieurs personnalités, notamment tirés de deux de ses oeuvres majeures, Le Griot de la peinture et La Souvenance, toutes deux publiées chez Caraibéditions.
Lonnè é respé asi'w, Met Ernes Pépin !
...on pourrait trouver d’autres. Lire la suite
...deviennent quoi ? Le bruit court qu'ils se la coulent douce entre Jacmel et Bobo-Dioulasso. Lire la suite
Peut être que ce procès pourrait comme on dit, faire trembler les fondations de la " république" Lire la suite
Juste un modeste ajout : ce que l'auteur de l'article appelle "la répétition de la voyelle ouvert Lire la suite
Je m'appuie sur des ECRITS bretons. Lire la suite
Et toi t'ES QUI pour DECIDER, seul dans ton coin que des millions de Bretons auraient "émigré" Lire la suite
la france pratique le grand remplacement, elle impose sa langue en Kanaky, les enlèvent les panne Lire la suite
Non, mais t'es QUI pour parler à la place des Bretons ? Lire la suite
Le long et soporifique développement sur la Bretagne et les Bretons occupant un bon quart de cet Lire la suite
comme toujours c'estdans la nature d'une crapule occidentale de rejetter sa merde sur les autres Lire la suite