Aucun jeune locuteur du créole martiniquais ne comprendrait cette phrase.
Dans aucun des 2 sens de cette phrase exclamative d'ailleurs. C'est-à-dire :
sens propre : Il (/Elle) m'a donné une banane (-dessert).
sens figuré : Il (/Elle) m'a raconté un bobard.
Déjà, il n'est même pas sûr que notre locuteur de ladite Génération Z connaisse le premier sens, sauf s'il a vécu ou s'il vit à la campagne. En effet, le créole a toujours distingué la banne-dessert (fig) de la banane-légume (bannann, bannann-jòn, ti-nen etc.). Or, aujourd'hui, la distinction entre "bannane-dessert" et "banane-légume" n'exise quasiment plus. Tout le monde dit désormais "bannann" et le mot "fig" a disparu. Et en disparaissant, il a entrainé le sens 2 ("bobard") dans le néant également !
Il s'agit d'un exemple très banal mais qui reflète bien l'espèce de déperdition lexicale que subit le créole depuis bientôt quatre décennies. Le "Dictionnaire du créole martiniquais" de Raphaël Confiant contient un peu plus de 17.000 mots mais combien sont encore en activité de nos jours ?
Combien continuent à exister non pas dans notre pratique linguistique mais ne serait-ce que dans notre inconscient linguistique ?
...me sommes-tu d'écrire ceci ou cela, comme ci ou comme ça ? Tu te prends pour QUI, bouffon ? Lire la suite
Vous auriez donc dû écrire :le transport ,"un des secteurs mal géré par les Nègres "
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...veut-il dire "BIEN GERER" ? Lire la suite
(voir ligne 34)
...avec l'immense succès que l'on sait ...
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Malgré les efforts surhumains produits pas le cerveau du commentatmenteur précédent ,le papilloni Lire la suite
C'est TOI, bouffon, qui a parlé de "polygamie", profitant à nouveau de l'occasion pour attaquer l Lire la suite
Deux exemples cumulés de la perversité mentale de sa Majesté Enculé 1er ,le Roi des cons vulgair Lire la suite
..an péyi afritjen yo ka kriyé Tanzani. Lire la suite
Pour l'instant c'est la Thaïlande qui réagit, d'ailleurs ils ont voté une loi.
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