Depuis un certain nombre d'années, des gens dont les recherches, publications et actions concrètes à propos de la langue créole tiennent à peine sur un timbre-poste tentent de nous faire admettre l'existence d'une..."langue martiniquaise".
C'est comme si un locuteur du peul disait "Je parle en guinéen", "je parle en malien", "je parle en sénégalais" ou "je parle en gambien" ! En effet, cette langue ouest-africaine est parlée dans une douzaine de pays avec, évidemment, des particularités dialectales. Le peul du Mali n'est pas exactement celui du Sénégal lequel n'est pas exactement celui de Guinée mais tout le monde se comprend. Exactement comme le créole ! On se comprend entre Martiniquais, Guadeloupéens, Dominiquais, Saint-Luciens, Haïtiens et Guyanais.
Il en va de même pour l'espagnol : où a-t-on jamais vu quelqu'un proclamer "Je parle vénézuélien", "Je parle mexicain" ou "Je parle cubain" ? Ou pour le français ; "Je parle belge", "Je parle suisse" ou "Je parle québécois".
Sinon, ce qu'il y a de plus comique chez les partisans de "la langue martiniquaise", expression nationaliste, voire nombriliste, c'est qu'ils sont par ailleurs des adeptes farouches de...l'internationalisme prolétarien. Ils ne voient aucune contradiction entre ces deux positions !
Notre créole est parlé par plus de 11 millions de locuteurs de la Louisiane au nord à la Guyane au sud et est un ferment d'UNITE CARIBEENNE. A tel point que les pays créolophones indépendants de la Caraïbe valorisent son nom : la Dominique a instauré le 28 octobre en "JOURNEE INTERNATIONALE DU CREOLE" en 1981, Haïti a créé l'AKADEMI KREYOL AYISYEN, Saint-Lucie a traduit son hymne national en créole...et dans l'Océan indien, la République des Seychelles fêtera l'an prochain le 40è anniversaire de son Festival Kreol. Ces pays sont indépendants et ne rejettent ni ne diabolisent le terme "Créole", mais des colonies incapables de se libérer, comme c'est le cas de la Martinique, se la jouent ultra-nationaliste !!! Cette attitude relève tout simplement du tragi-comique.
En tout cas, les quelques six cents travailleurs immigrés haïtiens qui s'escriment dans les plantations de banane du Nord-Atlantique de la Martinique n'ont absolument pas besoin d'interprètes pour se faire comprendre de leurs collègues ou contremaîtres martiniquais.
...un Mquais non béké. Lire la suite
...rapide de choses qui en effet devraient être connues de tous les Mquais (et pourtant il n’est Lire la suite
Sauf que ce que dit cet article devrait être connu de tous les Antillais; non ? Lire la suite
...515 fois au moment où j’écris ceci. Lire la suite
...ce ramassis de raclures de rectum, il convient de mettre les guillemets : P"S". Lire la suite
Je partage votre analyse et j'insiste sur une chose : le Grand Savant qu'est Yeg doit nous expliq Lire la suite
Albè yeg sait que vous n'excusez pas les racismes, mais les racistes(blancs) ne sont pas là pour Lire la suite
les sujets ne faisant pas appel à l'hystérie ne concernent que peu de personnes.
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...footballeur ni musicien ni comédien et donc cet article ne suscite aucun commentaire !
Lire la suiteN'importe quoi ! Je n'ai jamais dit qu'aucun racisme est excusable. Lire la suite