A l'oral, cela ne se remarque pas : le mot français "pays" et le mot créole "péyi" se prononçant de manière identique. C'est à l'écrit qu'il y a problème...
En effet, peut-être que certains (es) Martiniquais (es) ont fini par le remarquer et soit ça les a indifféré soit ça les a amusé. De quoi s'agit-il exactement ? De ceci : des journalistes ou considérés comme tels (ont-ils fait quelque école de journalisme ?) s'amusent à écrire systématiquement "péyi" au lieu de "pays" dans leurs articles pourtant entièrement en français. Des lecteurs non-Martiniquais vivant en Martinique ou de passage ont fini par le remarquer et nous ont posé la question du pourquoi d'une telle pratique.
S'interroger sur cette utilisation répétitive de "péyi" pourrait sembler futile dans un...pays déjà accablé de tant de problèmes graves (chlordécone, sargasses, corruption des élites, drogue et violences par armes à feu etc...). Or, pour peu qu'on y prête attention, ce n'est pas du tout le cas. Pourquoi ? Parce que cette utilisation systématique de "péyi" au lieu de "pays" relève tout à la fois du pseudo-nationalisme (du nationalisme de pacotille), d'une manière de se donner bonne conscience à peu de frais et d'une manipulation grossière visant à faire croire au lecteur qu'on est proche de lui et de ses préoccupations. Soyons clairs et précis ! Quand "péyi" est utilisé dans une phrase écrite en créole, dans un slogan en créole ou dans une dénomination entièrement en créole, cela ne pose évidemment aucun problème. Comme dans l'exemple ci-après :

Entendons-nous bien d'autre part : que des producteurs, des commerçants, des publicitaires etc...utilisent à tout-va le mot "péyi" dans leur communication en français comme dans "légumes-péyi", "vacances-o-péyi" etc..., cela ne pose aucun problème non plus. Dans leur cas, "péyi" renvoie à des réalités concrètes

A l'inverse quand il s'agit de l'écrit journalistique, cela relève de la démagogie, de la facilité, du vèglaj et du nationalisme en carton-pâte. Toutes choses qu'il faut combattre dans ce... pays d'imposteurs divers et variés. De petits et grands imposteurs...
Je propose pour "dormir sur ses deux oreilles" :anlo moun pé domi san traka" ou bien "pé domi an Lire la suite
Je trouve ton message important et valable pour nous tous, Martiniquais, pour que la langue perdu Lire la suite
Je pense qu'il y a suffisamment d'écrits, de dictionnaires,de réflexions et de textes notamment Lire la suite
Annou fè yonn, quelles tournures proposes-tu?
Lire la suite...et surtout A PROPOS DE N'IMPORTE QUOI revient à salir ! Lire la suite
Critiquer une personne ou une religion n'est pas la "salir".
Lire la suiteLOOOL ! Lire la suite
Je n'ai pas "jeté la pierre" (donc critiqué violemment) à Jid. Lire la suite
...l'argot franchouillard ! Lire la suite
J'ai trouvé dans ton texte des phrases qui auraient pu avoir une tournure bcp plus créole.Elles Lire la suite