En anglais cela s'apelle joliment "grand narratives".
Jusqu'à il y a peu c'était cette forme littéraire que récompensait le jury du Prix Nobel de litérature : l'Etasunien Ernest Hemingay, l'Egyptien Naguib Mahfouz, le Colombien Gabriel Garcia Marquez, le Péruvien Mario Vargas Llosa, le Britannique d'origine indienne Salman Rushdie etc...
Et puis est venu le temps d'oeuvres faméliques, d'auteurs ambitionnant de révolutionner les formes littéraires tout en__excusez du peu !__ "pensant le monde". Auteurs dont on ne donnera pas les noms par charité (pas seulement chrétienne mais aussi musulmane, bouddhiste, hindouiste, shintoiste et vaudouiste). Auteurs surtout que que personne, hormis un petit cercle d'initiés, ne connaissaient avant que l'Académie suédoise les distingue.
Nobélisés que presque personne ne lira non plus !
A l'heure où les écrans accaparent l'essentiel de notre temps de cerveau disponible, où les librairies sont remplacées par des fast-food et où l'IA menace de remplacer la créativité littéraire, délaisser les auteurs de grand narratives au profit d'auteurs de choses confidentielles est proprement suicidaire. Certes, elle a l'air d'une fort sympathique vieille dame, Miss Anne Carson, qui vient d'obtenir le Prix Nobel de littérature 2026 mais jusque-là cette Canadienne était inconnue au bataillon, hormis d'une poignée d'anglophones férus de textes de l'Antiquité grecque. En fait, quand on jette on oeil à sa poésie, on ne peut qu'approuver le jugement ci-après repéré dans un article d'une grande revue littéraire :
"Une succession de phrases énigmatiques, de banalités et d’images dont on cherche vainement le sens. Une littérature du fragment, du dépouillement poussé jusqu’à l’indigence, où l’obscurité semble tenir lieu de profondeur. On cherche le talent, le souffle, l’émotion. On cherche la poésie".
Certes, c'est méchant ! Décidément, après l'affaire Thélyson Orélien, la littérature vit un sale quart d'heure en ce moment.
Mais au moins on parle d'elle, ce qui est inespéré à l'ére de l'Homo Whatsappiens" (ou Tik-Tokiens si l'on préfère). D'ailleurs plus on discutaille à son sujet, moins on la lit. Les librairies ferment à tours de bras comme l'emblématique Gibert, au pied du boulevard Saint-Michel, à Paris, remplacé par un fast-food. Quant aux éditeurs, ils peinent à conserver la tête hors de l'eau, hormis ceux qui barbotent dans les genres Romance, Heroic fantasy etc...qu'apprécient les accros à cette chaine de télé-poubelle qu'est C-BOUSE et les ménagères de moins de cinquante ans. Et puis, avec l'irruption brutale de l'IA d'aucuns ne sonnent-ils le tocsin, annonçant déjà la fin de l'écriture humaine ?
Ce n'est pas du tout du catastrophisme. Le timbre-poste et la lettre, la cabine téléphonique, la machine à écrire, la carte postale, le mouchoir en tissu et tant d'autres accessoires de la vie quotidienne ont bien disparu ou le seront bientôt comme la voiture avec un conducteur en chair et en os. Pourquoi le livre-papier ne rendrait-il pas l'âme à son tour ? Dès lors, se pose une question : est-ce que les honorables personnages qui composent le jury du Prix Nobel de littérature sont conscients du fait qu'il y a urgence à couronner des maitres du récit. Des maitres du grand récit au lieu de littérateurs pour initiés.
Car (pardon pour cette banalité !), l'être humain est avant tout récit. Même si le récit prend une forme poétique chez des auteurs comme, par exemple, Saint-John Perse ou Aimé Césaire. Le premier célèbre l'épopée de ce qu'il nomme "les anges dépeignés" à savoir les conquérants occidentaux ; le second décrit son effarant et douloureux retour au pays natal et donc chez ses frères nègres.
Le "grand narrative" est tout simplement LA littérature.
C'est Mia Couto, le romancier mozambicain (blanc même si la couleur de son épiderme importe peu) qui aurait dû avoir reçu le Nobel 2026.
...la démolition mais la reconstruction à l'aide d'une architecture européenne. Lire la suite
Je me permets d intervenir car ces démolitions sont souvent réalisées soit par les propriétaires Lire la suite
La préservation de notre patrimoine martiniquais, qu’il soit antanlontan ou jòdijou, devrait être Lire la suite
On s'en fout ! Ce n'est pas LE SUJET DE L'ARTICLE. Lire la suite
Sauf que Judas vend Jésus et que c'est Pierre qui prétend ne pas le connaître.....
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...la castration, nous dit Yeg-Yug-Troyag. EVIDEMMENT IL S'AGIT D'UNE ENIEME ANERIE ! Lire la suite
Qu'est ce que c'est que cette histoire à la con de "civilisation ARABE(notons -le) conquérante"?< Lire la suite
Les bougres er bougresses de PEYI-A sont de fieffés hypocrites. Tout le monde sait ça ! Lire la suite
C'est dramatique, mais cette vidéo fait bien rire.
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C'est toi qui ne sait pas compter, mon gars. Lire la suite