De quel "peuple" et de quelle "souveraineté" parle Yan Monplaisir ?

Rubrique

       Le maire de Saint-Joseph s'insurge dans un communiqué contre la tentative, selon lui, des élus de la CTM et de l'Etat français de faire un enfant dans le dos du peuple martiniquais.

        Cet enfant dans le dos aurait pour prénom "Autonomie". 

        Déjà, pour un partisan de l'assimilation et de la Droite, il y a de quoi sourire en l'entendant employer l'expression "peuple martiniquais". En effet, pour cette mouvance politique, la Martinique n'est peuplée que de "Français", certes naturellement bronzés, mais des Français tout de même. Comme aimait à le dire Jean Maran, maire SFIO de Sainte-Luce, dans les années 70 du siècle dernier : "Les Martiniquais sont Français depuis la cale du bateau négrier". 

         Ensuite, de quelle "souveraineté parle Monplaisir ? Les Barbadiens ou les Saint-Luciens sont "souverains" mais aucunement les habitants du territoire français dénommé "Martinique". Dans cette île, le vrai pouvoir est à la Préfecture, aux Impôts, à l'ARS, à France-Travail, au Rectorat, à la gendarmerie nationale, au Fort-Desaix etc. et quelques compétences limitées sont accordées à la CTM, aux communautés d'agglomération et aux municipalités ?

       De quelle "souveraineté" jouirait le "peuple martiniquais" et qui serait sur le point d'être violée par des élus locaux et l'Etat français ? 

       On a le plus grand mal à en dessiner les contours. D'autant que si le futur "bébé dans le dos" se prénommera "Autonomie", son nom, son patronyme sera "Au sein de la République française". 

       Donc, Monplaisir, fais-nous plaisir, stp : rété an koté, boug-mwen !

Connexion utilisateur

Commentaires récents