Coupés de notre environnement caribéen à cause, entre autre, de la barrière de la langue, nous Martiniquais et Guadeloupéens, ne savons pas que les vieux démons de la rivalité ethnique menacent à nouveau Trinidad-et-Tobago.
La raison cette fois ? Celle-ci : l'absence de Kamla Persad-Bissessar, la Première ministre (d'origine indienne) aux célébrations de l'Emancipation Day (Fête de l'Abolition de l'esclavage) il y a trois jours. Le PNM (People's National Movement), parti politique majoritairement (mais pas totalement) composé de Noirs s'est saisi de l'occasion pour dénoncer le parti de Persad-Bissessar, l'UNC (United National Congress), parti politique majoritairement composé d'Indiens.
Des insultes sur le Net ont fusé de part et d'autre :
. du côté "noir", la Première ministre a été traitée de "stinking Coolee" (Coolee puante).
. du côté "indien", on s'est moqué des Noirs parce qu'ils ont des patronymes hérités de l'esclavage et donc des anciens maîtres blancs alors que les Indiens ont conservé leur patronymes d'origine.
En fait, même si le nombre de métis (14 à 22% de la population) n'a cessé d'augmenter depuis l'indépendance de Trinidad-et-Tobago (en 1962), dont la population est aussi composée de groupes ethniques minoritaires (Chinois, Blancs, Syro-Libanais etc.), l'île n'a jamais réussi à dépasser vraiment les clivages ethniques lesquels sont exacerbés en période électorale. En effet, si l'indépendance a été acquise sous la houlette du Dr Eric Williams et du PNM, les gouvernements qui se sont succédés ont vu une alternance au pouvoir tantôt du PNM tantôt de l'UNC.
Aujourd'hui, c'est l'UNC qui dirige Trinidad et la Première Ministre Kamla Persad-Bissessar est une affidé de Donald Trumpepstein qui, pour la remercier de sa servilité (très similaire à celle de Luis Abinader, le Président de la République Dominicaine), n'a inclu les Trinidadiens ni dans la liste des immigrés à expulser ni dans celle des pays caribéens dont les citoyens sont désormais interdits d'immigrer aux Etats-Unis.
Ayant applaudi des deux mains au kinapping de Nicolas Maduro, ex-président vénézuélien, Kamla Persad-Bissessar est l'exact inverse de la Première ministre barbadienne, Mia Motley, qui refuse de s'aplatir devant Trumpepstein bien qu'elle soit à la tête d'un pays minuscule (trois fois plus petit que la Martinique).
Se dirige-t-on alors vers des affrontements raciaux entre Indiens (37 à 40% de la population) et Noirs (35 à 40%) à Trinidad comme c'est le cas au Guyana ?
Il y a tout lieu de le craindre...
NB. Au fait, Kamala Harris, l'ex-candidate à la présidence des Etats-Unis, ne pourrait-elle pas profiter de l'occasion pour se rendre utile puisque son père était un Noir jamaïcain et sa mère une Indienne (et née en Inde) ? On peut toujours rêver...
...la FWANCE donc arrête ton char Yeg-Yug-Machin ! Lire la suite
Après avoir fidèlement imité leurs homologues métros (slogans ,demandes ,priorités ) alors que no Lire la suite
C'était le cas d'Oussama Ben-Machin !
Lire la suiteOn peut être blond et islamiste .
Lire la suiteJe me suis toujours demandé pourquoi LFI ou les autres mouvements d'extrême-gauche ne cherchent p Lire la suite
En tout cas la clique fasciste de CNews et certains bien-pensants émettent une contradiction fla Lire la suite
L'auteur nous apprend tant de choses qu'on se rend compte que notre connaissance des sociétés cré Lire la suite
Ursulet a oublié de mentionner le taux élevé de "pannes" sur les autobus de MT.
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Il parait que certains chauffeurs de Mqe Transport sont payés 4000 euros par mois (plus qu'un pro Lire la suite
un mariage rvn et bbr!
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