Est-ce que quelqu'un (e) aurait le courage de demander (poliment) à tel maire d'une commune à mornes de la Martinique ou tel syndicaliste virulent de la Guadeloupe d'arrêter de parler "créole" en public ?
Qu'ils le fassent en privé, entre amis, autour d'un punch ou d'un barbecue, zéro problème ! Mais pas devant le grand public qui les écoute, boit leurs envolées lyriques et dès lors, se met à parler comme eux. Ils font plus de tort à l'idiome, déjà mal en point, que les colonialistes blancs-Fwans, nom de Dieu ! En effet, partout à travers le monde, les détenteurs de la parole publique, sauf cas exceptionnels, préparent leurs interventions par écrit. Cela a un nom : l'écrit oralisé. C'est ce qu'utilisent, par exemple, les présentateurs de Journaux Télévisés qui, autrefois utilisaient des feuilles de papier et qui de nos jours, utilisent un prompteur. Même les présentateurs d'émissions de variétés écrivent leurs prises de paroles (y compris les blagues qui nous paraissent spontanées), uilisant ce que dans leur métier on appelle un conducteur. Et bien évidemment, partout à travers le monde, les hommes et femmes politiques préparent leurs discours par écrit avant de les délivrer.
Pour une langue dénigrée, rejetée, reléguée aux injures et aux rigolades comme c'est le cas du créole, l'écrit oralisé est encore plus important, dix fois plus important, que pour des langues de longues tradition écrite comme le français, l'anglais, l'arabe ou le japonais. L'Antillais ou le Guyanais détenteur de la parole publique, en particulier ceux qui se présentent comme les défenseurs de "notre identité", "notre culture" et blablabla, qui ne font aucun effort pour préparer leurs interventions en créole sont aussi coupables du dépérissement de ce dernier que le sysème français qu'ils aiment à dénoncer.
Le "peuple" qui les écoute finit par parler comme eux !
Reprend leur charabia pseudo-créole sans même en avoir conscience.
Résultat : on aboutit à un manjé-kochon langagier dans lequel les "que" et "de", pour ne citer qu'eux, sont omniprésents.
C'est ainsi que l'autre jour, on a pu entendre l'un de ces charabiophones qui dénonçait (avec raison) la collusion d'un élu assimilationniste avec les Békés, déclarer à la télé :
"Yo ka antann telman bien ki yo kon tjou épi chimiz".
Autrement dit : "Ils s'entendent si bien qu'ils sont comme cul et chemise".
Ouais...
Sauf qu'il s'agit d'une expression bien française, très française, et qu'en créole, on dit : yo kon sik sosé dan miel...
Il fallait s'y attendre !! Lire la suite
...on constate que ce site-web n'utilise ni le correcteur orthographique ni l'IA. LOOOL !
Lire la suiteMerci pour ces jugements.
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Je ne parlerais pas d'hypocrisie mais plutôt de "mes-makak", ce qui est pire que l'hypocrisie.
Lire la suiteÉvidemment cette culture ne peut subsister qu'au fin fond des bois....
Lire la suiteEn tout cas, tous ne finiront pas éboueurs, livreurs-Easy ou vigiles, voilà tout ! Lire la suite
Il parait que ..."les enfants de Bagayoko auront fait (tous , on suppose) Polytechnique ou Nor Lire la suite
...des "enfants polygamiques" que des "enfants papilloniques" ! Lire la suite
"....Les enfants de Bally Bagayoko gouverneront cette nouvelle France en 2060 !...." Bref ,un asp Lire la suite
...a nié que les Gaulois étaient le peuple premier de France ? Lire la suite