Michel DeGraff, créoliste haïtien, lourdement sanctionné par son université

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        Et pas n'importe laquelle mais le prestigieux MIT (Massachussets Institute of Technology) où De Graff enseigne depuis...1996. 

        La cause ?

        Un cours proposé par De Grafff qui comparait la situation d'Haïti et celle de la Palestine mais il a été refusé par la direction de l'Université. L'universitaire a même été exclu du Département de linguistique où il enseignait depuis 30 ans. De Graff est un brillant linguiste et créoliste dont les nombreuses publications ont fait date à l'instar de celles du Martiniquais Jean Bernabé, du Guadeloupéen Guy Hazaël-Massieux ou du Mauricien Vinesh Hookoomsingh. 

        Il a poursuivi le MIT en justice pour cette exclusion injustifiée mais n'a pas obtenu gain de cause. 

        Son cas constitue une énième leçon pour les intellectuels, écrivains, journalistes etc. du monde créole : ne l'ouvrez pas trop sur la Palestine, n'affichez pas trop ouvertement votre soutien à l'endroit de cette dernière sinon vous êtes morts ! Contentez-vous de "posts" brefs sur Facebook ou d'incises discrètes lorsque vous êtes interviewé comme sait si bien le faire tel écrivain antillais qui rêve du Nobel de littérature. Comme ça vous serez gagnant sur les deux tableaux : l'establishment vous jugera "modéré" et les pro-Palestine se féliciteront d'avoir votre signature quand ils organisent une pétition. Votre "compère-lapinisme" sera tout bénef' pour votre carrière ! 

        Sinon n'est-il pas temps pour De Graaf et d'autres universitaires caribéens qui exercent aux Etats-Unis d'envisager de quitter ce qu'en créole on appelle bouden mons-lan (les entrailles du monstre) ? 

       Il y a désormais des tas d'universités à travers le monde où ils peuvent exercer leur talent...

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