Récit d’une autocensure au Palais de Tokyo, à Paris, où le drapeau martiniquais a été retiré au bout de 12 heures du fronton de l’édifice, la direction craignant qu’il soit jugé illégal, rapporte Télérama.
À la place du drapeau national, c’est le drapeau martiniquais qui flottait sur le fronton du musée, à la demande de l'artiste américain Cameron Rowland, habité par l’histoire de l’esclavage. Le drapeau martiniquais est une composante de son œuvre qui y est exposée.
« L’artiste américain Cameron Rowland souhaitait que le drapeau martiniquais flotte en façade du Palais de Tokyo. La direction a demandé qu’il soit retiré. De peur qu’il soit jugé illégal ? Ou en raison de la proximité de ses couleurs avec le drapeau palestinien ? », rapporte ce 28 octobre, le magazine Télérama.
« Signée de l’Américain Cameron Rowland, habité par l’histoire de l’esclavage, l’œuvre Replacement (2025) se compose en partie du drapeau martiniquais. En partie seulement, car pour interroger les enjeux de réparations postcoloniales, l’artiste conceptuel crée ce qui s’appelle en art des « protocoles ».
Et si le drapeau martiniquais a été retiré parce qu’il pose problème dans la mesure où il interroge sur les enjeux des réparations postcoloniales liées à l’esclavage ?
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