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Sur la question des “réparations”, l’actualité est riche en déclarations, motions, résolutions et commentaires suite à la résolution de l’ONU.
Un petit état des lieux s’avère nécessaire.
SUR LE NIVEAU DE REFLEXION DE MACRON CONCERNANT LES REPARATIONS.
L’Elyse avait lancé une campagne médiatique pour nous faire croire qu’à l’occasion de ce 25ème anniversaire de la loi dite TAUBIRA, on allait voir ce qu’on allait voir. On avait même annoncé la présence de l’égérie antiesclavagiste française.
On a vu. En fait, on n’a rien vu de sérieux.
Non seulement le chef de l’état français n’a fait aucune critique sur l’abstention française lors du récent vote des Nations Unies sur l’esclavage mais concernant les réparations, il nous a confié (ce dont on s’en fout) que sa réflexion était “inachevée”!!
Néanmoins, on peut considérer que cette entrouverture serait un progrès dans la logique du verre rempli au cinquième.
En effet, lors de la discussion et l’adoption de la loi du 21 mai 2001, la porte avait été brutalement fermée par la “gauche plurielle” à toute réparations possible.
On se rappelle aussi les déclarations tonitruantes de François HOLLANDE (ce qui rend assez dérisoire sinon cynique la lettre de son dernier premier ministre CAZENEUVE à “ses compatriotes martiniquais”!) refusant toutes réparations au nom d’une vision simpliste d’un texte de Césaire sur le caractère “irréparable” de l’esclavage. Ce président français avait aussi déclaré que la shoah était plus grave que la traite négrière et l’esclavage en terme de hiérarchie, la traite visant à obliger de travailler et la Shoah à tuer (dixit la ministre socialiste PAU-LANGEVIN).
Avec la déclaration de MACRON, on peut envisager une réparation.
Merci Bwana.
Mais, nous en sommes loin. MACRON a annoncé une commission d’experts à mettre en place avec le GHANA (qui est le poisson pilote du sujet au sein de l’Union Africaine). C’est sa litote. Sur l’Algérie, le Cameroun, Haïti, le président français a multiplié les commission d’experts et d’historiens sans que cela n’aboutisse à rien de sérieux et de fondamental.
Le principe de la réparation semble avancer en France. Même le Journal le Monde parle d’une “forme de réparation”.
Mais, il faut être sans illusion.
Si on attend sur l’État Français pour se positionner clairement sur cette question, on risque d’attendre longtemps.
Sauf contraint et forcé!
RAPPEL: SUR LA LOI TAUBIRA
Dès l’adoption de cette loi en 2001, nous avons été nombreux à ne pas la considérer comme l’expression d’une réelle prise en compte de cette blessure de l’Histoire dont notre peuple, parmi d’autres, porte encore les stigmates.
Certes, cette loi proclamait que la traite négrière et l’esclavage étaient des crimes contre l’humanité mais sans dire qui sont les criminels et encore moins les victimes!
Elle a connu un sort cruel sur le plan judiciaire. Les bons juges français ne l’ont jamais considéré comme normative mais uniquement mémorielle. C’est ainsi que Max Gallo et le béké HUYGUES DESPOINTES furent relaxés bien qu’ayant clairement fait l’apologie de l’esclavage dans leurs écrits ou propos.
Cette loi n’a servi à rien en ce qui concerne la mémoire ou les réparations.
Donc, on ne peut être qu’inquiet de voir que certains dont la CTM sollicitent une seconde loi alors que la première est une échec patent.
Certes, elle est devenu un espèce d’étendard dont la France se gargarise pour excuser son incapacité réelle à assumer la conséquence de ces crimes coloniaux.
Rappelons quand même, que la France ne s’est jamais excusée du génocide des Kalinago commis en Guadeloupe, Martinique et Sainte Lucie.
La loi TAUBIRA restera un sommet de l’hypocrisie coloniale française.
SUR LA RESOLUTION DE L’ONU
Elle est historique et fondamentalement juste et justifiée.
Au Togo, le ministre français des affaires Étrangères a expliqué que la France n’a pas voté cette résolution car elle “hiérarchisait” les crimes contre l’humanité.
Il semble acquis que cette résolution “exagérerait” ou aurait commis une “maladresse” (encore TAUBIRA dans le Journal le Monde) en qualifiant “la traite et l’esclavage des africains” de “plus grand crime contre l’humanité” jamais commis!
Il est injurieux et même prétentieux que cette petite camarilla d’intellectuels ou politiciens français ou européens se permette de juger ainsi cette résolution.
Elle est le fruit d’un fantastique et gigantesque travail de réflexion, particulièrement de l’Université des WI, venant de loin et patronné par l’Union Africaine et le CARICOM.
Manifestement complexés à devoir envisager que la Shoah puisse être concurrencée, ces intellectuels et ces politiciens sont incapables d’une lecture critique et honnête de cette résolution.
Il faut la lire avant tout jugement à l’emporte pièce.
Elle explique en quoi c’est LE PLUS GRAND crime contre l’humanité à partir de données objectives :
Qui peut dire pire?
Il n’y a ni maladresse, ni exagération dans cette résolution.
Il y a l’exposition des crimes commis par les puissances occidentales de l‘époque.
Ainsi, la recherche universitaire a permis de chiffrer à 5 millions le nombre des africains déportés en esclavage dans les colonies anglophones de la Caraïbes. Au moment de l’abolition, il n’étaient plus que 800.000. Qui dit mieux cotés massacres et assassinats. 16% de survivants en comptant femmes et enfants venus en descendance!
La résolution n’exagère pas.
Elle a été voté par 123 pays. Elle oblige à l’Occident à se positionner sur la questuion des réparations.
Elle exige, excuse et réparations.
Elle demande de mettre en place des instruments pour cette réparation.
Bref, la résolution n’est pas une fin en soi mais une étape d’un combat qu’il faut continuer de mener.
LA MOTION DE LA CTM SUR LES REPARATIONS
On pourrait se féliciter que la CTM se préoccupe (enfin!) de la question de la Réparation. C’est une nouveauté.
Néanmoins, la motion votée est d’une telle indigence qu’on regrette vite.
Elle glorifie la loi de 2001 et sans l’ombre d’une critique en réclame une seconde.
Bref, le colonisé ou l’obligé demande au colon ou au gouvernement de faire une nouvelle loi.
Quelle effronterie!
On nage en plein débat franco-français alors que tout démontre qu’il faut sortir de celui-ci pour faire bouger les lignes. Il faut contourner la France avec sa pusillanimité et ceci ne peut se faire qu’en passant par la communauté internationale.
Or, la CTM qui est pourtant membre associé du CARICOM ne se tourne pas vers elle (alors qu‘elle a été avec l’Union Africaine à l’origine de cette résolution onusienne) mais vers le gouvernement français qui s’est abstenue sous un prétexte futile et non sérieux.
C’est à ne rien comprendre du raisonnement de nos politiciens de Plateau Roy.
Ce n’est pas tout.
Franco-français par choix, la CTM aurait aussi pu avoir une option martinico-martiniquaise.
S’il est vrai que les États Européens ont été les principaux bénéficiaires de la traite et de l’esclavage, des forces économiques situées en Martinique en ont aussi bénéficié grandement ainsi que de l’indemnisation versée de par la loi de 1849 dans le cadre de l’article 5 du Décret du 27 avril 1848.
Ne serait il pas temps d’identifier et de quantifier ces bénéfices?
D’autant que la caste békée ne semble pas être une candidate spontanée à la réparation!
La CTM aurait pu aussi envisager de financer la recherche sur ce point.
Comme dit ci-dessus, le travail des chercheurs et universitaire en Afrique et dans la Caraïbe a été fondamental pour l’élaboration de la résolution qui a été précédé depuis plus d’une décennie de nombreuses rencontre UA/CARICOM.
Il faut bien admettre que du côté francophone, la recherche n’a pas été si poussée.
C’est un domaine ou la CTM joue un rôle
LES PERSPECTIVES DE CE COMBAT
Le combat pour les Réparations est en plein développement.
Rien n’est acquis.
Il ne faut pas sous-estimer les arguties des opposants au mouvement de la Réparation (USA, Israël et Argentine ont voté contre. Trois pays dirigés par l’extrême droite, courant politique qui devient majoritaire en Occident et même au-delà).
Premier argument, à leur époque ni la traite, ni l’esclavage n’étaient des crimes.
Second argument. Il est fallacieux. Mais par le biais de la prescription, c’est l’argument retenu par les juges français contre les actions du MIR et du CNR.
Second argument, l’impossibilité d’identifier les auteurs et leurs héritiers ainsi que les descendants des victimes.
Il faut se battre pour le principe du droit à réparation mais il est évident qu’il yu aun important travail à faire sur la pratique du droit à réparation.
Du coté des bourreaux, la responsabilité des états européens allant du Portugal, l’Espagne, la France, la Hollande et le Royaume Uni ne se prêtent à aucune discussion. Certaines sociétés (je pense aux banques, aux assurances entre autres) qui sont intervenues dans le processus esclavagistes existent encore ou se sont transformées. Il y a eu un début de travail en Angleterre et aux USA sur ce point mais il reste beaucoup à faire. On ne devrait pas oublier le rôle des Églises dans ce pillage (la récente déclaration du pape Léon XIV qui renouvelle ses “excuses” sont intéressantes de ce point de vue).
La recherche doit se faire aussi dans les pays réceptionnaires des esclaves.
Du coté des victimes, il convient d’évaluer sans complaisance le choc démographique et économique qu’a représenté pour les pays africains cette saignée humaine qui a duré plus de deux siècles. Il en va de même pour les états esclavagistes.
Quant aux descendants des esclavagisés, il n’y a pas de doute qu’ils sont droit à une réparation, la question étant qui indemnise et que paie-t-on ? En ayant à l’esprit que ce ne sera pas un solde pour tout compte.
Ce travail doit être fait.
Mais il est aussi évident que doit être élaboré les mécanismes juridictionnels pour fixer les indemnités. Cela ne peut être une juridiction nationale. Il faut une structure internationale donc un accord international sous (ou non) l’égide de l’ONU ou des organisations continentales (UA, CARICOM, AEC, etc...). On peut ou s’appuyer sur ce qui existe telle la Cour Internationale de Justice. Ou créer une structure comme l’a fait le Traité de Rome en 1998 pour la Cour Pénale Internationale.
C’est une question diplomatique mais où la voix des peuples peut être entendue si elle est assez forte et mobilisée.
Il convient aussi d’inclure dans ce processus le droit à la réparation pour les autres victimes du colonialisme. Je pense aux peuples amérindien dont les Kalinagos. Mais aussi, pour ce qui nous concerne, aux indiens et kongos déportés au XIXème siècle par le colonialisme français.
C’est donc un combat multiforme auquel nous devons faire face. C’est un combat politique, diplomatique et de mobilisation de masse. Contrairement à ce qu’on pense, il n’est pas juridique, le droit ne faisant que suivre ce qui sera décidé politiquement et diplomatiquement.
Le Cercle Frantz FANON va organiser en fin d’année un colloque international sur ces questions. Ce sera une contribution à ce combat.
Finissons par une note d’humour. Les politiciens français ont découvert sous le gouvernement Bayrou qu’il n’existait pas de lois abrogeant le Code Noir. Ils vont en faire une! C’est le dernier hochet que nous sort la France. Mais c’est le problème de la France de ne pas craindre le ridicule en sus de la honte. Ce n’est pas le notre.
Le 24 mai 2026
Raphaël CONSTANT
Président du Cercle Frantz FANON
S'il y a des "macoutes prédateurs" comme tu dis c'est que forcément il y a d'abord des "prédateur Lire la suite
Ah bon ??? Lire la suite
L''énergumène se dissimule derrière les pseudos plus cons les un que les autres mais il ne trompe Lire la suite
bande de cons, poutine va frapper, et cette fois les africains ne viendront pas !!!!!!!!!!!
Lire la suitevous ètes des clones?
frottez vous le cul par terre, vous racontez de la merde,
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Vous vous souvenez qu'il y a qq temps l'excellent Yug qu'on ne lit plus ces jours-ci ,je ne sais Lire la suite
Bravo Mia !!
Lire la suiteElle a prononcé un discours très courageux à l'onu contre le nazi-sioniste,
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Sonko est un faux opposant, il à été fabriqué par Soros, comme pierre-louis à Haiti.
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Sonko est un faux opposant, il à été fabriqué par Soros, comme pierre-louis à Haiti.
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