La controverse entre Afrodescendants qui exigent des "réparations" et descendants actuels d'esclavagistes qui se disent "non-coupables des crimes de leurs ancêtres" commence à être fatigante.
Les deux camps avancent des arguments peu crédibles en faveur de leurs positionnements respectifs.
Il n'est nul besoin d'être un sachant comme on dit aujourd'hui pour comprendre que les crimes de l'esclavage ne peuvent absolument pas être "réparés". Aimé Césaire et d'autres l'ont suffisamment expliqué : "répare"-t-on le viol d'une Africaine réduite en esclavage ? Les coups de fouet infligés aux esclaves récalcitrants ? Les tortures jusqu'à ce que mort s'ensuive appliquées aux Nègres-marrons ? La perte des langues originelles (éwé, fon, wolof etc.) ? La destruction des cultes religieux et l'imposition du christianisme ? Etc...etc...
La réponse est bien évidemment : NON !
Dès lors, toute "réparation" devient symbolique : on appose des plaques commémoratives, on baptise des rues, on célèbre en grandes pompes la ou les dates de l'Abolition etc...jusqu'à l'année suivante où l'on va recommencer le même rituel auto-satisfait. Cela va-t-il durer jusqu'ad vitam aeternam ? En fait, du côté des Afro-descendants, on s'éternise dans le pathos, la déploration, les lamentations et les dénonciations bruyantes. Cela dérange-t-il les actuels descendants des colons ? ABSOLUMENT PAS ! En 1998, plus de 200 Békés martiniquais avait publié une déclaration reconnaissant l'esclavage comme étant une ignominie et un crime contre l'humanité. OK, mais et après ? Rien ! Ladite délaration avait pourtant été lue publiquement Place de l'Abbé Grégoire, à Fort-de-France, face à des représentants politiques nègres et des leaders communautaires békés.

Sans même évoquer certaines loufoqueries comme la plantation du "Courbaril de la Réconciliation" sur l'Habitation Clément (Martinique) par des hiérarques du PPM (Parti Progressiste Martiniquais) et des Grands Békés en 2001 ou, à Nantes, en cette année 2026, la cérémonie expiatoire des descendants d'armateurs ayant pratiqué le commerce triangulaire.

Pour sortir du symbolique et du commémoratif, il faut remplacer la "réparation" par "le remboursement".
En effet, les descendants actuels des colons ont bénéficié des millions d'heures de travail non-rémunéré des ancêtres des actuels Afrodescendants. Certes, les premiers ne sont pas "coupables" des crimes commis par leurs ascendants mais ils en sont "comptables". Cela au sens le plus basique, le plus factuel, le plus pécunier du terme ! Les terres agricoles, distilleries, hypermarchés, concessions automobiles etc...dont disposent aujourd'hui les Békés sont le fruit direct du travail non-rémunéré effectué pendant 3 siècles par les ancêtres des actuels Afrodescendants. Il y a donc une dette de l'esclavage et elle doit être remboursée. Point à la ligne.
Poètes, dramaturges, romanciers, chanteurs, peintres etc...ont fait leur travail : ils et elles ont exploré les atrocités de la période esclavagiste, cela de façon magistrale et c'est une excellente chose. Mais là, c'est bon ! pour parler crûment. Rédiger un poème ou un roman sur l'esclavage en 2026, peindre un tableau ou créer une chanson fut-elle de bèlè ou de gwoka relève du ressassement et de la déploration perpétuelle. Nos artistes doivent maintenant passer le relais aux historiens, aux juristes et aux économistes lesquels doivent à leur tour éviter le ressassement (Commerce triangulaire, Code Noir, Exclusif colonial etc.) pour passer à quelque chose de concret : LE REMBOURSEMENT DE LA DETTE DE L'ESCLAVAGE.
Comment faire ?
En calculant pour chaque territoire le montant, même approximatif, de ladite dette !
Que l'on ne vienne pas nous dire que c'est impossible car en 1825, le Roi Charles X et les Blancs créoles de Saint-Domingue avaient été capables de calculer le montant de leurs pertes suite à la révolution de Toussaint-Louverture et Dessalines et en avaient imposé le remboursement à l'Etat haïtien : 150 millions de franc-or soit 27 milliards de dollars d'aujourd'hui. Pourtant, en ce début du 19è siècle, ils n'avaient ni calculettes ni ordinateurs ni Internet ni aucun de ces outils qui permettent d'éviter des calculs et des investigations fastidieuses ! Et l'Etat haïtien a dû rembourser cette pseudo-dette rubis sur l'ongle pendant tout le 19è siècle et cela jusqu'aux années 30 du 20è. C'est cette faramineuse rançon (40% du budget national haïtien était réservé chaque année à son "remboursement") qui a empêché les différents gouvernements haïtiens de construire des routes, des écoles, des hôpitaux etc...dignes de ce nom en dehors de Port-au-Prince.
Aujourd'hui, non seulement nous disposons d'ordinateurs mais aussi et surtout des ARCHIVES COLONIALES. Elles se trouvent à Aix-en-Provence mais aussi dans les Archives départemantales de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique. Dans les Registres d'Habitation, on trouve tout : le nombre d'esclaves par habitation, la quantité de sucre produite, les bénéfices qu'en ont tiré négociants et armateurs ainsi que l'Etat français lui-même etc...OUI, TOUT ! Il serait par conséquent bon que des sortes de commissions composées d'historiens, de juristes et d'économistes se mettent en place dans chaque territoire et étudient ces archives afin d'évaluer la dette de l'esclavage. C'est la seule et unique façon de sortir des deux impasses dans lesquelles nous sommes bloqués : la réparation et la commémoration.
Face à un descendant d'esclavagiste un Afrodescendant d'aujourd'hui ne doit pas voir quelqu'un dont les ascendants ont violé, torturé ou tué les ancêtres (toutes choses, hélas, irréparables), mais UN DEBITEUR. Ainsi l'argument trop facile des Békés selon lequel "Je ne suis pas responsable des crimes de ceux qui m'ont précédé" tombe à l'eau ! Et un débiteur, on le fait payer, on exige qu'il rembourse et donc on ne cherche pas à le chasser ("Bétjé déwò !") et encore moins à le tuer.
...ou, encore pire, Zemmour, Marion Maréchal ou Thaÿs d’Escufon pourraient AU MOINS réfléchir à c Lire la suite
Tu nous casse les couilles avec tes obsessions, Yug ! Lire la suite
1) Cette série d'accords est un élément de la contre -offensive de l'Etat algérien voulant masqu Lire la suite
...l’humanité en "Noirs" (les gentils) et "Blancs" (les méchants). Lire la suite
oui, yug-hitler les blancs ont remboursé les juifs maintenant que répondez vous?
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La culture des alliances n'est pas chinoise.
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... Lire la suite
Moi, j'ai pas de liste mais j'ai un voisin noir comme avant-hier soir qui se vante de voter LE PE Lire la suite
La liste sera longue, très longue...mais établie comment, j'en suis intriguée.
Lire la suiteT'es encore plus con et malhonnête que je le pense ! Lire la suite
Commentaires
Yug, que faire?
@Lidé
17/05/2026 - 16:56
oui, yug-hitler les blancs ont remboursé les juifs maintenant que répondez vous?
l'amitié et l'affection des blancs on s'en fout, il faut juste rembourser, c'est tout!!!!!!!!!!!!!!!