Gerre de l'eau à Liliputland

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      Son plus grand poète, Césaire, de son prénom Aimé, qualifiait l'ile de Liliputland de "petit rien élipsoïdal". Le Général De Gaulle, un peu plus laudateur et lyrique, parlait de "lambeau de France palpitant sous d'autres cieux". 

      "Liliputland" n'a rien à voir avec "pute" ou "fils de pute" (encore que !), mais avec l'ile de Liliput évoquée dans les célèbres Voyage de Gulliver (1721) de Johnatan Swift. Ce rocher perdu dans l'Océan indien habitait une population dont la taille maximale était de 15 centimètres, les tout aussi fameux Liliputiens. Liliputland est la fille caribéenne de Liliput. Elle est autrement dénommée "Martinique" et surnommée "l'île aux fleurs". 

       Alors que dans un pays de taille normale, on aurait 5 maires pour 1.100km2 (en Chine ce serait pire : 1 maire), à Liliputland il y en a...34. Et ces trente-quatre chefs de tribus se chamaillent sur la gestion de l'eau pour savoir s'il faut une autorité unique qui la gère ou pas. Pour les tribalistes, il parait normal que ce soit chaque petit Bokassa local qui détienne la maitrise de l'eau ; pour d'autres, moins nombreux, cela devrait revenir à l'autorité insulaire globale. 

     Il y a une solution à ce problème (et à bien d'autres) : que le nombre de communes soit réduit à 10 au lieu de 34. Encore que même 10, c'est encore beaucoup pour 1.000KM2 et 350.000 habitants. Bref...

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