...ils veulent l'appeler "langue martiniquaise" ou encore "langue ka" ! Pourquoi pas "langue kal" pendant qu'on y est ?".
En Martinique, île colonisée depuis près de 4 siècles, il y a des gens qui s'imaginent pouvoir décréter des choses auxquelles ils ne connaissent absolument rien, faute d'être spécialistes des choses en question. Le plus consternant est que leurs oukases ou leurs fatwa se répandent par la faute des réseaux sociaux et contribuent à polluer l'esprit de jeunes avides de connaître l'histoire, la culture et la langue de leurs aïeux. Ces temps-ci, l'oukase consiste à interdire de nommer notre langue le créole au profit d'appellations nombrilistes ("langue martiniquaise") alors même qu'elle est parlée par 12 millions de locuteurs de Montréal au Nord à la Guyane au sud et est même l'une des langues officielles de la ville de New-York. Ce qui signifie que tout créolophone résidant dans cette ville a le droit d'exiger, lorsqu'il est confronté à un problème administratif, d'avoir non seulement un interprète assermenté, mais aussi des documents rédigés en créole et non en anglais.
Variante dudit oukase, complètement fantaisiste celle-là : il faudrait dire "langue ka". D'où ça sort ? Sur quelles études historiques et linguistiques s'appuient cette affirmation ? Nul ne sait. Mais, ce n'est pas grave car plus c'est gros et plus c'est con, plus ça risque de s'imprimer dans les esprits, surtout les plus jeunes. C'est que dans cette Martinique déboussolée, tout le monde est épidémiologiste, sociologue, politologue ou économiste. Ou même devins puisque nos quimboiseurs ont fini par être remplacés par des voyantes européennes et des marabouts africains lesquels n'hésitent à passer des annonces publicitaires dans la presse-papier et à faire des émissions de voyance sur certaines chaînes de télé privées. Chose qui, apparemment, ne dérange personne...
Entre nombrilisme délirant et fantaisisme hilarant, on est mal barrés !
En tout cas, dans tous LES PAYS CREOLOPHONES INDEPENDANTS (Haïti, Seychelles, île Maurice etc...), seul le mot "créole" est utilisé pour désigner cette langue que nous avons la chance de partager avec eux. Il n'y a que dans nos territoires colonisés et incapables depuis 4 siècles de se défaire de leur tutelle coloniale que des hurluberlus s'emploient à discréditer le terme "créole". Haïti, par exemple, a accompli cet exploit de chasser le colonialisme, d'infliger une défaite cinglante à l'armée napoléonienne et à devenir la première République noire du monde, il existe une Akadémi Kréyol Ayisien, un Festival Entènasional Litérati Kréyol et nombre d'autres institutions ou structures chargées de promotionner le créole. Il en va de même dans les îles de l'océan Indien et notamment aux Seychelles où existe depuis près de trente ans Lenstiti Kréyol qui fait un formidable travail d'études, de normalisation et de promotion de la langue maternelle.
De quel droit, par conséquent, certains (es) Martiniquais s'arrogent-ils le droit de dénigrer l'appellation tricentenaire de cette dernière ?
Ce serait tout simplement risible et on pourrait se contenter de hausser les épaules, mais c'est bien pire que cela. C'est tout simplement PATHETIQUE...
...de vive voix. Lire la suite
Vous êtes sûrs que ce ramassis d'opportunistes qui cmopose Péyi-a a soutenu vraiment le RPRAC ? Lire la suite
Non le sud global, doit reprendre ses droits.
Lire la suite
Le Rpprac a fait le choix de créer son propre parti, le PLP. Lire la suite
Etats-Unis : 89.500 dollars/Inde : 2.878 dollars. Lire la suite
Analyse plus que pertinente d'un aspect de notre irresponsabilité collective.
Lire la suiteLuttes du Sud contre l’exploitation des bourgeoisies du Nord mais aussi locales (Fanon l’évoquait Lire la suite
Désolé, Véyative, mais je n'ai pas compris ce que vous avez voulu expliquer. Lire la suite
serait intéressant à ajouter à cette pertinente analyse. Lire la suite
C'est le nom créole de l'envoyé de la Mort. Lire la suite