Le philosophe, descendant de survivants de la Shoah, s’indigne, dans une tribune au « Monde », des souffrances infligées aux Palestiniens et du refus du gouvernement de Nétanyahou et d’une partie des Israéliens de s’en reconnaître comme les auteurs.
J’éprouve une grande joie à l’annonce de l’accord de cessez-le-feu à Gaza et de la libération des otages israéliens. Mais ma joie se mêle à un sentiment très différent. Tout cela arrive très tard, beaucoup trop tard : tant de souffrances et de morts auraient pu être évitées ! Même si ce cessez-le-feu menait enfin à une paix durable, comment oublier que, pendant plus d’une année, [le premier ministre israélien] Benyamin Nétanyahou et son armée ont affamé et massacré des populations civiles ? Qu’ils ont détruit la plupart des habitations, des hôpitaux et des écoles de Gaza ; et que les membres les plus extrémistes de son gouvernement envisagent toujours une recolonisation de ce territoire et l’expulsion de ses habitants ?
En agissant ainsi, la droite et l’extrême droite israéliennes ont pris tous les juifs en otages, ceux d’Israël comme ceux de la diaspora. Ils en ont fait les complices de leurs crimes et ils l’ont fait au nom du peuple juif, c’est-à-dire aussi « en mon nom ». Pour la première fois de ma vie, j’éprouve la honte d’être juif. Mais ce n’est pas la honte de jadis, la honte de ceux que l’on insultait, que l’on humiliait, que l’on parquait dans les ghettos : c’est une nouvelle sorte de honte, inhabituelle dans la longue histoire de notre peuple, celle d’être complice d’un carnage.
Fils de survivants de la Shoah, je suis né et j’ai vécu en paix en France, où je n’ai jamais été la cible ni même le témoin direct d’un acte ou d’une parole antisémite. Le désastre qui a anéanti tant des miens m’a été profitable : il m’a gratifié d’une robuste bonne conscience. Il m’a donné la certitude d’être toujours du bon côté, du côté des victimes de l’histoire, de ceux à qui l’on a fait tort, et cela m’a empêché de voir un autre tort dont j’étais malgré moi le complice.
De l’indicible horreur de la Shoah était né l’Etat d’Israël, refuge pour tous les juifs persécutés. Pour des survivants comme mes parents, cela signifiait que, peut-être, l’horreur n’allait plus recommencer. Ainsi, l’existence d’Israël était une bénédiction, et chacune de ses actions était bénie.
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...sont particulièrement intéressants, et il y a des échanges. Lire la suite
Messieurs-dames les commentateurs et commentatrices, il ne faut pas que vos commentaires soient a Lire la suite
...Jacques PORTECOP? Lire la suite
...Ça ne m’affecte pas. Bref! Lire la suite
le français surtout la gauche donnera toujours à manger aux domiens, ils veulent que l'on croit q Lire la suite
Je veux les différencier des antillais indépendants qu'ils méprisent, et ils se sont appropriés Lire la suite
...asiré-pa-pétet, kon vié lamatè-mwen té enmen di, "Neg ké fini pa touvé an rimed kont kansè, yo Lire la suite
...il a été créé par les colonialistes français et leurs technocrates pour NIER la nature de "peu Lire la suite
Les blancs de gauche disent pareil mais, en Algérie les pauvres blancs étaient contre tout chang Lire la suite