« Ma première tare, c’est d’être communiste. Ma deuxième, c’est d’être juive » : à Bergerac, le RN refuse de baptiser une école du nom d’une survivante de la Shoah

Les élus RN de la ville de Bergerac, en Dordogne, ont voté contre la délibération qui proposait de rebaptiser l’école du Bout des Vergnes du nom d’Irène Sapir, communiste juive rescapée de la Shoah.

En pleine affaire Bardella, il n’y a pas de hasard. Le 30 septembre, les élus RN de la ville de Bergerac (Dordogne) ont voté contre la délibération qui proposait de rebaptiser l’école du Bout des Vergnes du nom d’Irène Sapir. Tous les autres élus ont voté pour. L’intéressée, âgée de 89 ans, a très bien compris pourquoi les élus d’extrême droite s’y sont opposés.

« Ma première tare, c’est d’être communiste. Ma deuxième tare, c’est d’être juive », explique-t-elle à ICI Périgord. Irène Sapir est en effet une ancienne élue communiste de la ville, et une rescapée de la Shoah. Enfant, elle avait été raflée par la police Française et enfermée au Vél’d’Hiv. Ses parents ont tous les deux été déportés, et sont revenus miraculeusement en vie à la fin de la guerre.

Un choix qui s’inscrit dans la lignée idéologique du RN

Christian Gérard, élu RN, a justifié le vote de son groupe en arguant qu’Irène Sapir menait...

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