La consultation du public dont nous n'avons eu connaissance que très récemment se termine aujourd'hui à midi. L'ASSAUPAMAR a du organiser de toute urgence une réunion ce mardi 14 juillet pour étudier le projet. Il s'agit d'un projet dangereux pour notre environnement et pour notre sécurité de Martiniquais. A chacun de se prononcer individuellement!.
Merci de trouver ci-dessous les analyses de l'ASSAUPAMAR qui permettront de choisir un ou deux arguments pour émettre son AVIS DEFOVORABLE à envoyer avant midi impérativement sur le site:
ppve-montagne-pelee@developpement-durable.gouv
L'ASSAUPAMAR considère que la demande de Permis Exclusif de Recherches (PER) de gîtes géothermiques « Montagne Pelée » doit être examinée avec la plus grande vigilance au regard des enjeux exceptionnels du territoire concerné : patrimoine mondial de l'UNESCO, Réserve biologique intégrale (RBI), biodiversité remarquable, risques volcaniques, ressources en eau stratégiques et enjeux pour les populations martiniquaises.
1. Une consultation publique ne permettant pas une mobilisation citoyenne suffisante
L'ASSAUPAMAR dénonce les conditions d'organisation de la consultation publique. Pour une procédure ouverte du 15 juin au 15 juillet 2026, l'information officielle de la DEAL n'aurait été diffusée que le 9 juin, soit seulement six jours avant le début de la consultation, principalement par voie numérique.
L'association rappelle qu'une consultation publique ne doit pas seulement respecter une durée réglementaire d'un mois : elle doit également permettre une information préalable suffisante afin que la population puisse prendre connaissance d'un dossier complexe et formuler des observations éclairées.
Cette période de consultation apparaît d'autant plus défavorable qu'elle intervient durant une période marquée par plusieurs événements limitant la disponibilité du public : examens de fin d'année scolaire, vacances, Fête de la musique, Tour cycliste de Martinique, Tour de France, Coupe du monde de football, préparation des courses de yoles et fêtes patronales.
L'ASSAUPAMAR estime que ces conditions n'ont pas favorisé une participation citoyenne réelle.
2. Un projet situé dans un territoire exceptionnel nécessitant un niveau de protection renforcé
Le projet concerne le massif de la Montagne Pelée, inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO, ainsi qu'une Réserve biologique intégrale (RBI) dont une extension est envisagée.
L'ASSAUPAMAR demande que soient clairement indiquées :
L'association rappelle également que la Montagne Pelée constitue un territoire essentiel pour la ressource en eau de la Martinique. Une grande partie des sources alimentant l'île provient de ce massif. Toute intervention sur son sous-sol doit donc être examinée au regard des risques possibles pour les circulations souterraines, les ressources hydriques et les équilibres hydrogéologiques.
3. Des interrogations sur le périmètre du PER et sa justification scientifique
L'ASSAUPAMAR relève une incohérence dans les documents du dossier concernant la superficie du permis :
Cette différence doit être expliquée afin que le public puisse connaître précisément l'étendue réelle du projet.
L'association demande également une justification plus précise du périmètre retenu au regard :
Le périmètre d'un PER ne peut être considéré comme une simple zone administrative : il doit correspondre à une justification scientifique claire.
4. Les méthodes de prospection et la question des futurs forages
Le dossier prévoit notamment l'utilisation de méthodes géophysiques, dont la magnétotellurique, afin d'améliorer la connaissance du sous-sol et d'identifier les zones favorables à une exploitation géothermique.
L'ASSAUPAMAR rappelle que ces recherches constituent une étape préparatoire pouvant conduire à de futurs forages, lesquels feront ensuite l'objet d'autorisations spécifiques.
L'association demande donc que soient précisés :
Elle considère que le public doit être informé dès cette phase des conséquences potentielles des investigations engagées.
5. Absence de visibilité sur les partenariats techniques et scientifiques
ASSAUPAMAR relève que le dossier ne présente pas clairement les partenariats techniques ou scientifiques mobilisés pour un projet aussi complexe.
Compte tenu du caractère volcanique, hydrologique et géologique du site, l'association demande davantage de transparence sur :
6. Questions relatives à la préparation du projet et au courrier du maire de Saint-Pierre
ASSAUPAMAR relève qu'un courrier de soutien du maire de Saint-Pierre a été signé le 19 décembre 2023, alors que la société CARIGEN n'a été créée officiellement que le 2 mars 2024.
Ce courrier évoque :
L'association demande donc des explications :
ASSAUPAMAR souligne également que, parmi les sept communes concernées par le projet, seule la commune de Saint-Pierre semble avoir produit une lettre de soutien comparable.
Cette situation nécessite une clarification sur l'information donnée aux autres collectivités et sur leur position éventuelle.
7. Respect du droit minier et consultation des collectivités
L'ASSAUPAMAR rappelle que la procédure doit respecter les dispositions du Code minier, notamment l'article L.114-2 relatif à la consultation des collectivités concernées.
Le dossier accessible au public ne permet pas, à ce jour, de vérifier cette consultation.
L'association demande la communication des éléments permettant de démontrer :
Elle relève notamment l'absence apparente :
L'ASSAUPAMAR précise qu'il ne s'agit pas d'affirmer que ces consultations n'ont pas eu lieu, mais de constater que le dossier public ne permet pas d'en vérifier la réalisation.
8. Demande d'intervention des parlementaires et nécessité d'une information publique
L'ASSAUPAMAR demande aux parlementaires martiniquais, notamment aux députés, d'interroger les ministres compétents par des questions écrites concernant les obligations environnementales de la France.
L'association estime que l'opinion publique doit être informée des condamnations et obligations auxquelles la France est soumise en matière de pollution de l'air et de protection de l'environnement.
Cette démarche vise à interroger la cohérence entre les engagements environnementaux nationaux et l'autorisation de projets susceptibles d'avoir des impacts dans des territoires particulièrement sensibles.
Conclusion
Pour l'ASSAUPAMAR, la recherche géothermique ne peut être examinée uniquement sous l'angle énergétique.
La Montagne Pelée constitue un patrimoine naturel exceptionnel, un territoire reconnu mondialement, un réservoir majeur de biodiversité et une ressource essentielle pour l'eau de la Martinique.
L'association demande donc :
L'ASSAUPAMAR considère qu'au regard des enjeux exceptionnels de la Montagne Pelée, le principe de précaution, la transparence et la protection du territoire doivent guider toute décision relative à ce projet.
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