Traduire "Cahier d'un retour au pays natal" d'Aimé CESAIRE qui l'eût dit ? C'est pourtant à cet exercice particulièrement difficile auquel se sont livrés 22 candidats au Prix de la Traduction en Langue Créole 2023.
En voici les résultats établis par un jury composé de Martiniquais, d'Haïtiens, de Réunionnais et de Guadeloupéens...
Le jury du Prix « Balisaille » de la traduction en créole s’est réuni le 12 mars afin de délibérer sur les 22 textes reçus de Martinique, d’Haïti, de la Guadeloupe et de la Réunion. L’exercice proposé consistait à traduire en créole les trois premiers paragraphes du Cahier d’un retour au pays natal (1939) d’Aimé Césaire.
Présidé par Raphaël Confiant (Martinique), le jury était composé de Renaud Gauvain (Haïti), Georges-Henri Léotin (Martinique), Céline Huet (La Réunion), Max Rippon (Guadeloupe), Igo Drané (Emigration), Carole Sidien (La Réunion) et Nelson-Rafaell Madel (Martinique). Il s’est penché sur les différentes propositions de traduction d’un texte difficile car marqué tout à la fois pas une puissante oralité et une littérarité exigeante, chose qui constitue un véritable défi pour une langue en voie d’accession à la souveraineté scripturale comme le créole. A noter que les textes avaient été anonymés par les responsables de l’association BALISAILLE et qu’aucun membre du jury n’appartient à cette dernière.
Le jury a été agréablement surpris par la haute tenue d’un grand nombre de ces 22 traductions, ce qui est à n’en pas douter le fruit du travail accompli par les défenseurs du créole depuis quatre décennies dans les territoires où cette langue est parlée. Sachant qu’il n’existe ni traduction définitive ni unique, il a couronné les quatre meilleures et attribué une mention à deux autres. Les résultats sont les suivants :
. 1er Prix : Isambert Duriveau (Martinique).
. 2è Prix : Bernard Grondin et Lolita Monga (La Réunion).
. 3è Prix : Emmanuelle Guezello (La Réunion).
. 4è Prix : Karine Numa (Martinique).
Les deux mentions qui ont été attribuées sont les suivantes :
. Mention « Créole guadeloupéen » : Alexandra Gadjard Laquitaine.
. Mention « Créole haïtien » : Edenne Roc.
Les quatre premiers lauréats seront dotés d’une bourse qui leur permettra de traduire l’intégralité de l’ouvrage d’Aimé Césaire, la date-limite de remise des textes étant fixée au 15 octobre 2023. Contact sera prix avec l’éditeur du Cahier d’un retour au pays natal, Présence Africaine, afin d’envisager soit la publication de ces traductions soit l’achat des droits de traduction en vue d’une publication chez un autre éditeur. Quant aux deux candidats ayant obtenu une mention, l’association BALISAILLE veillera à les accompagner au mieux dans la continuation et la finalisation de leurs traductions respectives.
Fait à Fort-de-France le 13 mars 2023.
Le président du jury
RAPHAËL CONFIANT
La submersion n'est pas qu'une question de chiffres bruts. Lire la suite
...de bon fouançais "Nez gros" ! Moi y'en a rien a foutt' de langue du toubab. Lire la suite
Pdt la première lesson (improvisée) de fouançais ,j'ai écrit "on en a ras casquette" .
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Je ne me prononce jamais sur un article d'astrophysique, je lis et je tentes de comprendre et cel Lire la suite
vous avez des évolués( politiques) qui cherchent l'amour de leur maitres.
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Erreur: il n'y pas chinois en Guyane, les hmongs sont auxilliaires des français et yankes, bref d Lire la suite
On écrit aussi EHPAD ( pas Epad) :ça écrit mal les sigles ,ça massacre des expressions ("on a ras Lire la suite
On dit "on en a ras casquette" mais pas "on a ras la casquette" ,Monsieur le donneur de leçons de Lire la suite
On a ras la casquette de ton PATERnalisme, Yug/Troyag ! Lire la suite
Ce serait bien de le préciser... Lire la suite