Samedi 17 mars à 20h Stéphanie St Clair, Reine de Harlem

Inspiré d'une histoire vraie, adapté du roman de Raphaël Confiant. Stéphanie St Clair quitte son île des Antilles en 1912, traverse l'Atlantique, s'installe à Marseille puis s'embarque pour New York... C'est le début d'une vie rocambolesque à Harlem.

 

 

 

L'Artchipel scène nationale de la Guadeloupe

 

Samedi 17 mars à 20h

Stéphanie St Clair, Reine de Harlem
salle Jenny Alpha

Inspiré d'une histoire vraie, adapté du roman de Raphaël Confiant. Stéphanie St Clair quitte son île des Antilles en 1912, traverse l'Atlantique, s'installe à Marseille puis s'embarque pour New York... C'est le début d'une vie rocambolesque à Harlem.

Cette biographie traite d’une question d’identité

Raphaël Confiant, en donnant la parole à Stéphanie St Clair, nous parle d’un monde où les femmes n’ont pas de droit, et où les hommes font peser leur pouvoir sur les faibles.
 Il dépeint un environnement où chacun lutte pour sa survie, cherche à se faire une place dans une société hostile.

Au-delà de cette histoire «particulière», Raphaël Confiant soulève également les questions du déracinement, de l’intégration, et de l’identité. Pas seulement de l’identité raciale, mais également de l’identité culturelle, sociale, et sexuelle.
 Stéphanie St Clair cristallise à elle seule, tous les combats : celui des noirs, des pauvres, et des femmes. Ses revendications sont d’une absolue modernité; et ce témoignage résonne encore aujourd’hui. A travers sa voix, c’est tout le peuple noir qui se bat pour sa liberté, pour faire valoir ses droits.

Le parcours singulier de cette femme devenue gangster nous questionne : Comment se sortir de sa condition sociale ? Comment se forger une identité nouvelle ? Se créer un avenir qui puisse déjouer les pronostics ?

L’identité noire

Comment se sent-on français quand un océan nous sépare de la Métropole et que notre langue natale est le créole? Sur le sol français, comment se définir quand notre couleur de peau souligne la différence? Et à l’étranger ?

Ce n’est qu’à ma débarquée aux Etats- Unis que la question de savoir qui j’étais vraiment se posa. Je fus en quelque sorte sommée de me définir. Stéphanie St Clair se sent étrangère à tout et ne s’identifie à personne en particulier. En France, elle se sent appartenir à la Martinique, en Amérique, elle se sent française. Devant les blancs, elle se sent noire, devant les noirs elle se sent blanche. Ce qu’elle comprend alors, c’est que pour assurer sa survie et faire sa place, elle doit tantôt jouer le jeu des blancs, tantôt ruser avec les noirs, et plus généralement, mentir à tous.

L’identité féminine

A Harlem, au milieu de cette humanité en déshérence où on joue du colt 45 et du couteau, Stéphanie St-Clair entend qu’on la traite d’égal à égal, plus gênée d’être traitée en petite qu’en négresse. Farouchement attachée à sa liberté, elle met tout en œuvre pour s’affranchir des autres. Même si cela l’oblige parfois à employer la violence. “Mon sang vieux-nègre ne fit qu’un tour, mes tempes s’échauffèrent, mes pupilles palpitèrent, je serrais les dents et soudain, vim ! Je lui balançais la pointe de ma chaussure dans les génitoires”.

On peut dire que Stéphanie St Clair est moderne dans sa façon de prendre sa vie en main, de défendre son autonomie conquise, prête à ne rien lâcher. C’est une féministe avant l’heure : “Je ne voyais pas en quoi nous étions inférieures aux porteurs de pantalons. Certes je ne payais pas de mine, mais il était hors de question qu’un homme s’avise de contrôler ma vie.” Pas simple car “une femme dans la mafia, c’était comme qui dirait un chien à bord d’une yole”.

Dès lors, elle comprend très vite, que pour parvenir à se faire respecter, il lui faut tirer partie des qualités qu’elle possède ainsi que de ses particularités. Sa bonne mémoire, son esprit d’analyse, sa faculté d’adaptation, son don pour les langues, son esprit rebelle, vont lui faciliter la tâche, ainsi que sa nationalité française et le fait plus tard de posséder beaucoup d’argent. Son sang-froid face aux hommes et au pouvoir qu’ils exercent, la rend respectable. 

ASSISTER AU SPECTACLE

Mardi 20 mars à 20h

Kilyndae, la musique pour les mots
salle Jenny Alpha

David Blamèble, musicien et Michaël Blamèble, comédien sont deux frères originaires de la Martinique. En Mars 2010 ils associent leurs deux arts en créant Kilyndaë dont le concept visait à mettre en avant des textes déclamés sous une forme musicalisée, “Nos textes, côtoient avec humour ou gravité des thèmes universels sur tout ce qui fait notre quotidien, notre identité, nos comportements, nos contradictions.”

ASSISTER AU SPECTACLE

Offre Abonnés

Tous les abonnés (normal, atelier, libre, … de la saison 2016/2017), bénéficieront de leurs tarifs préférentiels cette saison sans avoir à renouveler leur abonnement pour l’année en cours 2018.
 

Copyright © 2018 L'ARTCHIPEL Scène Nationale de la Guadeloupe, Tous droits réservés.

Notre adresse email : lartchipel@lartchipel.net

L'ARTCHIPEL est subventionné par le Conseil départemental de la Guadeloupe et le Ministère de la culture et de la communication (D.A.C). L'Artchipel est en convention de partenariat avec le Rectorat de la Guadeloupe. Licences d'entrepreneur de spectacles N°1-1095896-2-1095897-3-1095898

 

 

Connexion utilisateur

Commentaires récents

  • Sont-ils antisémites pour autant ?

    AU FAIT...

    Albè

    18/08/2026 - 11:21

    ;;;dans l'un de vos commentaires au bas de l'article parlant du 50è anniversaire de la graphie du Lire la suite

  • Sont-ils antisémites pour autant ?

    Àlbè, j’ai vérifié : je me trompais...

    Frédéric C.

    17/08/2026 - 20:16

    ...en effet about les Perses. Pour le reste, je maintiens tout. Lire la suite

  • Ces jeunes marocains n'ont pas cherché à libérer un territoire occupé mais...

    CE BOUFFON DE YEG...

    Albè

    17/08/2026 - 19:02

    ...se garde bien de répondre à la question qui lui est posée sans arrêt : si les Arabes avaient c Lire la suite

  • Ces jeunes marocains n'ont pas cherché à libérer un territoire occupé mais...

    Sacré yeg!!!!!!!!!!!!!!!!!

    @Lidé

    17/08/2026 - 16:19

    la castration est une bonne chose pour les yegs.
    albè à raison

    Lire la suite
  • Ibrahim Traoré, chef d'état du Burkina-Faso : "Au nom du peuple africain, au nom des peuples opprimés, je dis "Gaza vivra !"

    yeg est islamophile??????!!!!!!!!!!! lol

    @Lidé

    17/08/2026 - 16:15

    Ibrahim Traoré refuse la charia, et oui
    c'est pour cela que yeg vomit?

    Lire la suite
  • Ces jeunes marocains n'ont pas cherché à libérer un territoire occupé mais...

    Quand Albè approuvait explicitement la castration..

    yeg

    17/08/2026 - 16:10

    Lors d'un échange récent (date et coordonnées ci-dessous ) voici ce qu'écrivait Albert l'Ordure:< Lire la suite

  • Ibrahim Traoré, chef d'état du Burkina-Faso : "Au nom du peuple africain, au nom des peuples opprimés, je dis "Gaza vivra !"

    Traoré la vermine aggrave son cas

    yeg

    17/08/2026 - 12:28

    Au Burkina Faso, plongée dans les geôles clandestines de la machine répressive d’Ibrahim Traoré . Lire la suite

  • Covid et prévisions météo ou l'éternel enfant-gâtisme des Negs fwansé

    MEU NON !

    Albè

    17/08/2026 - 11:53

    Même si y'a l'indépendance un jour, ils continueront à se comporter comme de grands enfants.

    Lire la suite
  • Sont-ils antisémites pour autant ?

    PERSES...

    Albè

    17/08/2026 - 09:57

    Il me semble que les Perses ne sont ni arabes ni sémites. Lire la suite

  • Sont-ils antisémites pour autant ?

    Non, ils ne sont pas "antisémites", et pour deux raisons...

    Frédéric C.

    17/08/2026 - 09:21

    Ils ont un regard acéré sur l’histoire du monde, et notamment du colonialisme (celà sous-tend leu Lire la suite