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En levée de rideau avant le spectacle intégral, les batailles d'eau géantes, avaient commencé très en amont du 13 avril. Ces pugilats en mode arroseur arrosé sont, bien évidemment, la marque déposée de l’événement le plus truculent de l’année au pays du sourire.
Le nouvel an thaï est particulièrement imbibé.
Dès hier, à Bangkok, Khaosan Road dégoulinait par la force des pistolets en plastique et de leurs munitions liquides. Des rangées de guerriers spécialisés dans l’aspersion et le tourniquet veulent en découdre comme s’il était question de mener une bataille pour la survie du genre humain reconverti en une espèce inédite de batraciens. Le plus souvent accompagnés d’inépuisables réservoirs portatifs autorisant la reconstitution d’épopées navales genre Trafalgar.
Depuis le début de ce dimanche, Silom affronte un déluge de force 7. Un goutte à goutte haute fréquence qui laisse tout le monde pantelant.
Des dizaines et des dizaines de milliers de citadins, souvent par nécessité d’emploi, avaient tenu à rejoindre il y a deux-trois jours déjà leurs provinces d'origine.
Sorte de rituel que le mot thrombose peine à décrire tant l’exode est massif. Trains, avions, autobus, vans, voitures, tous les moyens de locomotion avaient littéralement été pris d'assaut. Tristement, Les routes sont, à pareille époque, le lieu d’hécatombes, inlassablement répétées. Sempiternelle statisque d’une sinistralité exacerbée. Mais rien ne semble devoir doucher l’allégresse d’un peuple en phase d’exaltation joyeuse.
Pour le reste, le voyage est, certes, éprouvant. Mais on endure d'autant mieux le côté chaotique d’une telle pérégrination qu'au bout du périple, il y a les retrouvailles exubérantes avec la famille et tous ceux du village natal. Des régions comme l’Isaan font miraculeusement le plein.
La ruralité redevient subitement un aimant.
Comme de juste, la bière coule pour l’occasion dans une inflation d’hectolitres. Nécessité fait loi. Des norias de gosiers assoiffés exigent d’être humectés en continu. Libations toujours enveloppées dans les flots tumultueux d’une musique stridente. On danse jusqu'à plus soif avant de s’emparer d’une énième canette. Sonos et déhanchements. Tradition oblige: Le Royaume ruisselle pendant trois jours. Partout, les contrées du bas Mékong sont trempées jusqu’à l’os, sourire en bandoulière.
Outre la vague d’allégresse submergeant le Royaume, l’édition 2025 de cette frénésie aqueuse revêt opportunément une valeur cathartique. Une grosse quinzaine après le tremblement de terre du 28 mars qui a stupéfié, tétanisé, choqué des millions de Thaïlandais, d’expatriés et de touristes, il faut noyer la peur. Les spasmes qui agitent les cortèges détrempés doivent recouvrir le trauma. Circonvenir la frayeur de nouvelles secousses sismiques. Hypothétiques mais jamais exclues.
Les bains de foule sont aussi une résurrection. On pressent jusque dans les jeunes générations un désir de purification. Effluve ludique des corps, ensemencement des âmes.
Alors, que l'on aime les ablutions niagaresques ou que l’on préfère les cérémonies plus intimistes dans le cadre familial, il est une évidence:
Le Nouvel An Thaï s'arrose.
Jusqu'au 15 avril, Songkran synonyme de libération et d’abondance.
Patrick Chesneau
Remerciement photos:
Chayut Kunsiritanan The Nation
Bangkok Silom Road
Premier jour de Songkran
Le fait pour un ancien esclave ....noir évidemment (Hi Hi Hi Hi ) d'avoir été le premier muezzin Lire la suite
...renouvellement politique en Martinique ? Je suis sidéré. Lire la suite
Je ne sais pas si c'est grâce à Allah ,mais c'est bien fait pour sa sale gueule.
Lire la suiteLe bâti (maisons, immeubles, routes etc...) ne couvre que 24% du territoire martiniquais. Lire la suite
Superbe article ,notamment EN CE QUI CONCERNE LES PLU ET LES TERRES AGRICOLES .Ceci constitue e Lire la suite
Vous tournez autour du pot comme une bourrique ivre parce que vous êtes coincé. Lire la suite
...quand vous dites :"En effet, on a vu ce qu'ils ont fait des Juifs à Auschwitz et Dachau." ? Lire la suite
Bakayoko ne roule pas les "R" comme les Africains, espèce de conard que t'es ! Lire la suite
Ce n'est pas parce que CNews compare un type qui parle sans accent à un singe que ça signifie qu' Lire la suite
Di ki politisien ou la ka palé a ? Lire la suite