Lettre ouverte au Ministre de l'Ecologie
suite au « Grenelle de l'Environnement » et à la nomination de Patrick Lozes, Président du CRAN, à la tête d'une mission Chlordécone en Martinique.
La Martinique et la Guadeloupe, stupéfaites, viennent d'apprendre la nomination d'un homme installé en France depuis de très longues années à la tête d'une mission sur la question de l'empoisonnement de nos pays par les pesticides, notamment le Chlordécone. Cette personne n'entretient, ni de près ni de loin, le moindre lien avec le mouvement écologiste antillais, ne vit pas sur place et ne connaît pas les problèmes concrets auxquels nous sommes confrontés. On nous dit qu'elle « auditionnera » les associations et les organisations agricoles afin de rédiger un rapport au ministre de l'écologie. Nous affirmons d'ores et déjà que nous refusons de rencontrer quelqu'un qui n'a rigoureusement aucune expérience voire aucune compétence pour traiter du problème concerné.
Nous en profitons pour nous élever contre cette méthode de gouverner qui consiste à distribuer des prébendes à des lobbies sous forme de nominations à la tête de commissions-prétexte. La Martinique et la Guadeloupe vivent un véritable drame écologique et sanitaire, drame dénoncé depuis trois décennies par tous ceux que préoccupe le devenir de ces pays, et il est insupportable que ce drame soit traité avec la désinvolture dont fait preuve le ministère de l'écologie.
Déjà, les principales associations écologiques antillaises n'ont pas été conviées à préparer le « Grenelle de l'environnement ». Il est vrai qu'il n'avait pas été prévu de réfléchir aux problèmes de l'Outre-Mer. Mais face à la médiatisation brutale de la question du Chlordécone dans les grands organes de presse hexagonaux, le ministère a, en catastrophe, improvisé un « Grenelle de l'environnement pour l'Outre-Mer » à l'île de la Réunion. Puis, réalisant qu'il était trop tard pour y rassembler les représentants « domiens », il s'est rabattu sur la mise sur pied d'un « Grenelle » pour chaque département et territoire d'Outre-mer !
De tels cafouillages frisent l'incompétence et le mépris tout à la fois. D'autant que s'agissant du « Grenelle » organisé en Martinique le mercredi 17 octobre, personne n'a pris contact avec notre association, « Pour une Ecologie urbaine », pourtant agréée au titre de la protection de l'environnement. Personne n'a jugé bon non plus de solliciter l'intervention des auteurs de « Chronique d'un empoisonnement annoncé ». Pire : parmi les six points à l'ordre du jour de ce « Grenelle » improvisé à la hâte ne figure rien sur la question des pesticides et du Chlordécone qui sont pourtant la préoccupation première des Martiniquais depuis près d'un an. Un récent sondage révèle que 80% des Guadeloupéens se déclarent inquiets par rapport à la crise écologique et sanitaire du Chlordécone. Tout cela est donc complètement surréaliste !
La nomination d'un missionnaire déconnecté des réalités antillaises et l'improvisation de « Grenelle » de l'Outre-Mer revient également à bafouer les règles les plus élémentaires de la démocratie puisque les représentants du peuple, à savoir les élus et parlementaires, sont écartés ou mis devant le fait accomplis. Loin d'être associés à la réflexion sur les pesticides, ceux qui possèdent la légitimité des urnes se voient relégués au rang de figurants, tandis que les écologistes de terrain et les autres associatifs sont tout simplement ignorés.
Tout ceci est inadmissible. Inqualifiable même. On se moque des peuples martiniquais et guadeloupéens.
Pour notre part, nous avons, depuis la sortie de notre ouvrage en février 2007, travaillé aux propositions que l'on pourrait faire afin de sortir de la crise actuelle. Nos 12 mesures urgentes pour une gestion de sortie de crise , remises au Président du Conseil Régional de Martinique le 15 octobre dernier, seront bientôt dévoilées au grand public.
La santé de nos populations passe avant toute considération politique, économique ou financière.
Martinique, le 17 octobre 2007
Louis BOUTRIN – Raphaël CONFIANT (*)
(*)
- Président et membre de l'association « Pour une Ecologie Urbaine »
- Auteurs du livre « Chronique d'un empoisonnement annoncé – le Scandale du Chlordécone aux Antilles françaises – 1972-2002. Editions L'Harmattan - 2007
Je me permets d intervenir car ces démolitions sont souvent réalisées soit par les propriétaires Lire la suite
La préservation de notre patrimoine martiniquais, qu’il soit antanlontan ou jòdijou, devrait être Lire la suite
On s'en fout ! Ce n'est pas LE SUJET DE L'ARTICLE. Lire la suite
Sauf que Judas vend Jésus et que c'est Pierre qui prétend ne pas le connaître.....
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...la castration, nous dit Yeg-Yug-Troyag. EVIDEMMENT IL S'AGIT D'UNE ENIEME ANERIE ! Lire la suite
Qu'est ce que c'est que cette histoire à la con de "civilisation ARABE(notons -le) conquérante"?< Lire la suite
Les bougres er bougresses de PEYI-A sont de fieffés hypocrites. Tout le monde sait ça ! Lire la suite
C'est dramatique, mais cette vidéo fait bien rire.
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C'est toi qui ne sait pas compter, mon gars. Lire la suite
Les Sahéliens devraient "pardonner" aux Algériens ?
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