La guerre déclenchée par la Russie contre son voisin ukrainien, la violence des combats, le retour à l'affrontement Est-Ouest et l'impact que tout cela a sur bon nombre de pays du monde qui n'ont rien à voir avec ce conflit, surtout des pays du sud dépendant du blé ukrainien, nous a fait oublier un point important, capital même.
Celui-ci : les régimes passent, les nations (/les peuples) demeurent.
L'habileté médiatique du président Volodymyr Zelensky a fini par nous donner le tournis. Il parle tous les jours à tout le monde : aux chefs d'état occidentaux, à la Turquie, à l'Union africaine, à la Bourse de New-York etc..., si bien que nous avons fini par confondre deux choses qui, certes, ont partie liée mais ne sont pas identiques ou superposables : la nation ukrainienne, d'une part ; le régime de Zelensky, de l'autre. Certes, dans le terrible affrontement russo-ukrainien, l'ancien comédien en est venu à incarner son pays aux yeux du monde. Mais cela n'a rien de particulier : Nelson Mandela représentait l'Afrique du sud en lutte contre l'apartheid et Yasser Arafat celle de la Palestine résistant l'éradication de son peuple. Mandela et Arafat ont été des moments de l'histoire de leurs peuples mais ces derniers sont toujours là et surtout vivent sous d'autres régimes politiques : le corrompu Jacob Zuma n'a rien à voir avec Mandela ni le faiblard Mahmoud Abbas avec Arafat.
Tout ce détour pour dire ceci : peut-on refuser de prendre parti pour l'Ukraine à cause de l'activisme médiatique de Zelensky et surtout son accord total avec le système capitaliste ? C'est l'erreur que commettent bon nombre d'analystes dits "anticapitalistes". Or, Zelensky n'est pas plus éternel que Zuma ou Abbas. Les régimes passent, les nations demeurent. De quel droit nous permettons-nous de contester l'existence d'une langue et d'une culture ukrainiennes différentes de celles de la Russie dès l'instant où pour l'immense majorité des Ukrainiens, cela relève de l'évidence ? Or, c'est l'existence même de cette nation ukrainienne qui est remise en cause par la guerre déclenchée par Vladimir Poutine. Car si les nations demeurent, certes, elles peuvent être éradiquées, génocidées, rayées de la carte du monde. Nous avons, hélas, mille exemples depuis que le monde est monde de telles éradications. C'est le risque que court présentement l'Ukraine si jamais le maître du Kremlin, exaspéré par la faiblesse de son armée, se décidait à utiliser l'arme fatale.
Ainsi donc, dans ce conflit, il convient de ne pas tomber dans le manichéisme et les condamnations faciles. On peut parfaitement dire "Vive l'Ukraine libre et indépendante !" et "Non à Zelensky, l'homme-lige du système capitaliste !".
Non seulement on le peut, mais on doit le faire car en Ukraine aussi, il existe toute une frange de la population opposée au système capitaliste mais qui, au vu de la gravité de la situation et de l'urgence vitale qu'affronte leur pays, ne peut, pour l'instant s'exprimer.
...comme d’éternelles victimes du monde "Blanc" est une connerie énorme (suivez mon regard!). Lire la suite
On vous parle des capésiens mqs surpayés et vous nous parlez des doctorants chinois et des doct Lire la suite
...j’ai juste pratiqué une IRONIE un peu appuyée, mais pas de l’insulte ni de l’injure. Lire la suite
Oui, cela demande de bosser pour passer un concours en Lettres, Sciences humaines ou en Droit ! Lire la suite
Selon certain commentaire consécutif à cet article , il parait qu'il faut "bosser comme un dingue Lire la suite
...il est très facile rétrospectivement de les "condamner" (et la loi du 19/3/1946). Lire la suite
Gobineau et Hitler étaient des Européens à la peau claire , de religion chrétienne et de culture Lire la suite
Scientifiquement l'expression "race blanche" n'a aucun fondement ! Lire la suite
...de le soutenir dans un procès contre la racisme, peut-être qu’il comprendra. Lire la suite
c'est dans votre commentaire que vous évoquez "une revanche"; je reprends simplement vos termes.< Lire la suite