Comment rendre en français de la manière la plus exacte le mot "vakabonnajri" ?
"Bordel" ? "Saloperie" ? "Je-m'en-foutisme" ?
Un peu de tout cela bien évidemment. Alors nos bonnes âmes écolos ou révolutionnaires de s'indigner du comportement des Martiniquais qui ont salopé l'Anse Meunier avec un "after-yole" qui a réuni des milliers de fêtards avec leurs bateaux. Sauf que lesdites bonnes âmes se gardent bien de souligner que c'est L'ENSEMBLE DE LA SOCIETE MARTINIQUAISE qui vit dans la "vakabonnajri". Certes, certaines personnes ou certains groupes sociaux sont plus coupables que d'autres mais le résultat, final de compte, est le même.
Cela va du Béké avec les prix indécents qu'il affiche dans ces supermarchés au quidam ordinaire qui refuse d'acheter un ticket pour voyager à bord du TCSP.
Des salaires tout aussi indécents versés aux ouvriers des bananeraies (au point qu'ils préfèrent toucher le RSA) aux 70.000 automobilistes qui roulent sans assurance.
De certains avocats qui rançonnent littéralement leurs clients sans s'occuper sérieusement du dossier de ces derniers à ces individus qui, dans certains quartiers de Fort-de-France et du Lamentin, se livrent ouvertement et en toute impunité au trafic de drogues.
De tous ces politiciens (de droite, de gauche, indépendantistes etc.) qui passent par la case justice et son régulièrement condamnés à ceux qui abandonnent leurs véhicules usagés sur la voie publique.
Etc....etc...
Bref, il s'agit d'une "vakabonnajri", d'un bordel généralisé dans lequel vit la Martinique depuis au moins deux décennies, toutes classes sociales confondues (même si le Béké profiteur est cent fois plus coupable que le Nègre qui abuse du RSA au lieu de chercher un travail).
Ce qui s'est donc passé à l'Anse Meunier n'a rien de si extraordinaire. Cela s'inscrit dans une dérive sociétale que rien ne semble pouvoir arrêter. Pousser des cries d'orfraie, s'indigner, appeler à la répression ou se perdre en lamentations ne sert à rien. A rien du tout !
Il faudrait, pour espérer sortir de la vakabonnajri, une prise de conscience générale au delà des appartenances ethniques, sociales, politiques, religieuses etc...
On peut toujours rêver !
NB. Quant à ceux qui passent leur vie sur Instagram, Facebook, Tik Tok, Snapchat ou X, qu'ils la bouclent ! On n'en a rien à branler de votre humour à deux-francs-quatre-sous ni de vos indignations sélectives. Ay wouvè an liv !
Le Libéria ,fondé par d'anciens esclaves noirs américains retournés vers la terre de leurs ancêtr Lire la suite
..."majò" n'existe que lorsqu'on a un autre "majò" en face de soi. Lire la suite
En effet, dire que j'aurais "conclu un pacte" avec toi est à la fois risible et révélateur de la Lire la suite
...Internet pour rédiger et publier des textes. Lire la suite
...moi aussi je peux dire qui tu es. Pas difficile. Lire la suite
Les textes de ce chanteur dominiquais sont stupéfiants de clarté et d'inspiration. Lire la suite
T'es vraiment de retour alors ? En plus pour t'auto-célébrer ! Lire la suite
Tu peux pas respirer sans Fondas alors ? Lire la suite
...commence comme une galéjade truffée d’humour macabre, très "noir" (sans colorisme, ha ha!), et Lire la suite
...pour écrire que moi ou un autre fait un "caca nerveux", òben si on kriz pwan-y. Lire la suite